Restaurants, bars et discothèques : les patrons vont "faire du bruit" tous les vendredis

Restaurants, bars et discothèques : les patrons vont "faire du bruit" tous les vendredis
Restaurants, cafés, bars

Boursier.com, publié le mercredi 30 septembre 2020 à 16h09

L'Umih a appelé à la mobilisation générale sur l'ensemble du territoire, "en faisant du bruit" pour protester contre les fermetures décidées pour lutter contre le Covid-19.

Le ton monte d'un cran entre le gouvernement et les patrons des restaurants, cafés, bars et discothèques... Face aux nouvelles restrictions pour cause de Covid-19, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) a appelé ce mercredi à la mobilisation générale sur l'ensemble du territoire, "en faisant du bruit avec un signe distinctif, symbole du deuil de nos métiers : casquette, tee-shirt, masque, bannière, brassard...".

Cette opération, "soutenue par l'ensemble des organisations professionnelles du secteur", doit débuter dès ce vendredi à 11h45, "et chaque vendredi aussi longtemps que nécessaire", devant les établissements.

"La réunion d'hier à Matignon était celle de la dernière chance et à nouveau les pouvoirs publics ont essayé de gagner du temps en tentant de nous endormir par des promesses d'aides, qui ne seront pas suivies des faits sur le terrain et dans les trésoreries de nos entreprises", dénonce l'Umih.

Les "boucs-émissaires" du gouvernement

Mardi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a notamment annoncé que le chômage partiel sera prolongée jusqu'au 31 décembre 2020 pour le secteur. "Il y a également des mesures d'exonération de charges qui vont être prises le plus rapidement possible, pour que tous ces établissements qui n'ont pas de chiffre aujourd'hui n'aient pas à payer de charges sociales', a-t-il ajouté.

Les professionnels, eux, refusent d'être "les boucs-émissaires du gouvernement qui n'assume pas ses responsabilités, ni son incapacité à faire appliquer les mesures sanitaires déjà prises ces derniers mois", écrit l'Umih, estimant que "l'impossibilité de travailler pour les hôtels et les traiteurs, la fermeture des discothèques, des bars et des restaurants ne cassent en rien la chaîne de contamination".

Risques de "rassemblements sauvages"

Au contraire, l'organisation patronale souligne que la restriction horaire ou la fermeture des restaurants et des bars "donnent le feu vert aux rassemblements sauvages sur la voie publique ou dans des lieux privés, sans aucun respect du moindre protocole sanitaire, sans distanciation physique, sans contrôle".

"Nous ne voulons être ni réduits à la mendicité, ni payés par l'Etat. Un seul message au gouvernement : laissez-nous travailler !", a lancé Roland Héguy, président confédéral de l'Umih. A Marseille et Aix-en-Provence, le recours déposé par des restaurateurs et la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur contre l'arrêté les obligeant à fermer pendant 15 jours a été rejeté ce mercredi par le tribunal administratif de Marseille...

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