Rupture conventionnelle collective : Pimkie et PSA essuient les plâtres

Rupture conventionnelle collective : Pimkie et PSA essuient les plâtres©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 08 janvier 2018 à 12h55

La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie (groupe Mulliez) présente ce lundi devant le comité central d'entreprise un projet de réduction de l'emploi sous forme de ruptures collectives conventionnelles.

Quelque 200 emplois, sur un effectif en France de 1.900, devraient être concernés. Mardi, ce sera au tour du constructeur automobile PSA de lancer cette procédure permise par les ordonnances qui réforment le Code du travail.

Plus simple, le nouveau dispositif est autonome des PSE, et ne nécessite pas que l'entreprise démontre qu'elle traverse des difficultés économiques, ce qui contribue à renforcer la flexibilité du marché du travail. La difficulté de licencier est en effet citée par les entrepreneurs comme l'un des principaux freins à l'embauche en France.

"C'est ça ou sinon je ferme l'usine"

Mais le dispositif n'est pas du goût de tout le monde... "C'est une façon très facile pour les entreprises, les grandes vous avez remarqué, de se débarrasser d'un certain nombre de salariés, pourquoi pas les plus anciens, et d'éviter de faire un plan social, où on discute des mesures d'accompagnement, des mesures de reclassement", a regretté lundi matin sur franceinfo le patron de la CGT, Philippe Martinez. "Parfois, je connais un certain nombre de dirigeants de grandes entreprises, qui vous disent 'c'est ça ou sinon je ferme une usine'", a-t-il poursuivi.

"Ce qui m'inquiète, c'est que chez PSA, tous salariés confondus, on atteint 15% de précarité, et dans des ateliers de production on dépasse les 50%. Donc, la volonté de la direction de PSA c'est de transformer les CDI en précaires, intérimaires, CDD, etc..", a estimé Philippe Martinez, qui a dit ne pas croire que PSA soit une entreprise en difficulté.

D'autres y réfléchiraient...

Les journaux 'Le Figaro' et 'Les Inrocks' envisagent également d'avoir recours à la rupture conventionnelle collective, et selon 'Les Echos', la Société Générale y réfléchirait également. Pour les entreprises, la rupture conventionnelle collective est un dispositif plus simple d'utilisation que le plan de départs volontaire et le PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi, ex-plan social).

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU