Ryanair ne remet pas en cause ses objectifs

Ryanair ne remet pas en cause ses objectifs©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 31 octobre 2017 à 11h20

Les derniers déboires rencontrés par Ryanair n'ont pas empêché la compagnie de confirmer son objectif d'un bénéfice après impôts compris entre 1,4 et 1,45 milliard d'euros sur l'exercice fiscal en cours. Sur les six premiers mois de l'exercice, le transporteur a dégagé un bénéfice net de 1,29 milliard d'euros, en hausse de 11%, pour un chiffre d'affaires en progression de 7% à 4,43 MdsE. Le trafic a augmenté de 11% à 72,1 millions de passagers.

Pas de remise en question des objectifs de long terme

Ryanair s'est voulu rassurante sur la prochaine saison estivale en se disant "absolument" convaincue qu'elle disposerait d'un nombre suffisant de pilotes l'été prochain. "La défaillance (du système de gestion des rotations des pilotes) a clairement montré que nous avons des faiblesses opérationnelles et nous devons y remédier dans les prochains mois", a déclaré le directeur général, Michael O'Leary, dans une présentation vidéo. "Nous ne pensons pas qu'il y ait de risques sur le programme de l'été 2018". Il a ajouté que Ryanair recrutait 40 à 50 pilotes par semaine et qu'elle était confrontée à une "avalanche de candidatures". L'annulation de plus de 20.000 vols et la révision à la baisse de son objectif de croissance cette année ne remet pas en cause les ambitions à long terme de la compagnie, a prévenu Michael O'Leary. Ryanair vise 200 millions de passagers par an à partir de 2024.

Inquiétudes sur le Brexit

Le dirigeant, toujours très loquace, a comme souvent profité de la publication de ces résultats intermédiaires, pour réaffirmer son inquiétude quant aux conséquences du Brexit sur le ciel européen. "Nous demeurons préoccupés par l'incertitude persistante entourant les termes de la sortie de l'UE du Royaume-Uni en mars 2019. Il existe un risque inquiétant de sérieuses perturbations des vols entre le Royaume-Uni et l'UE en avril 2019, à moins qu'un accord bilatéral UK-UE ne soit conclu avant septembre 2018. Nous, comme les autres compagnies aériennes, avons besoin de clarté sur la question avant que nous publions nos calendriers d'été 2019 à la mi-2018..."

Petit tacle à Lufthansa

Après les faillites récentes de Monarch, Alitalia et Air Berlin, Michael O'Leary estime que d'autres compagnies aériennes européennes en difficulté financière suivront. Le patron du premier transporteur européen en termes de passagers a par ailleurs une nouvelle fois taclé la récente décision de Lufthansa et du gouvernement allemand concernant Air Berlin : "Nous répondons à ces opportunités en continuant à nous développer en Allemagne où l'achat d'Air Berlin par Lufthansa leur confère une part anticoncurrentielle de 95% du grand marché intérieur allemand".

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