Sauf accident, la BCE arrêtera ses rachats d'actifs fin décembre

Sauf accident, la BCE arrêtera ses rachats d'actifs fin décembre
Le président de la BCE Mario Draghi donne une conférence de presse le 14 juin 2018 à Riga

AFP, publié le jeudi 14 juin 2018 à 15h23

La Banque centrale européenne arrêtera à la fin de l'année son vaste programme de rachats d'actifs, pour peu que les prochains mois "confirment" la progression de l'inflation en zone euro, a-t-elle annoncé jeudi.

Guettée depuis des mois, cette sortie progressive du "QE", c'est-à-dire du rachat massif par la BCE de dettes publiques et privées, passera par une décrue de son rythme entre octobre et décembre, à 15 milliards d'euros mensuels contre 30 milliards actuellement.

Réunie à Riga, en Lettonie, la Banque centrale européenne se ménage toutefois la possibilité de changer de cap, conditionnant l'abandon du QE à des données "confirmant les perspectives d'inflation" de son conseil des gouverneurs "à moyen terme".

Annoncé en janvier 2015, ce programme destiné à sauver la zone euro de la déflation a commencé par des achats de grande envergure d'obligations émises par des Etats, suivis à partir de la mi-2016 de dettes d'entreprises.

Au vu de la meilleure santé de l'économie, le QE a déjà été réduit par paliers, passant fin 2016 de 80 à 60 milliards d'euros mensuels, puis de 60 à 30 milliards d'euros depuis janvier.

Il a permis à la BCE de déverser à ce jour plus de 2.400 milliards d'euros de liquidités sur le marché, pour favoriser le financement des ménages et des entreprises afin qu'ils stimulent la croissance et l'inflation.

Même après la fin des achats "nets" sur le marché, l'institution de Francfort gardera une politique de soutien à l'économie, notamment en renouvelant à leur échéance ses obligations anciennes.

Elle ne relèvera par ailleurs ses taux d'intérêt que "bien après" la sortie du QE, c'est-à-dire au plus tôt à la fin de l'été 2019, a-t-elle précisé jeudi.

Jeudi, le principal taux de refinancement a été maintenu à zéro, tandis que les banques vont continuer à payer auprès de la BCE un intérêt négatif de 0,40% pour les liquidités dont elles n'ont pas l'utilité immédiate.

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