Sauvetage d'Alitalia: accord dans les négociations avec Bruxelles, selon Rome

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L'avion du pape François, un Airbus A330 de la compagnie Alitalia, sur le tarmac de l'aéroport de Bagdad, le 8 mars 2021
L'avion du pape François, un Airbus A330 de la compagnie Alitalia, sur le tarmac de l'aéroport de Bagdad, le 8 mars 2021
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© AFP, Ahmad AL-RUBAYE

AFP, publié le jeudi 15 juillet 2021 à 13h48

Les difficiles tractations entre Rome et Bruxelles sur un plan de sauvetage pour relancer Alitalia, en grande difficulté financière, ont abouti, donnant lieu à une "solution constructive et équilibrée", a annoncé jeudi le ministère italien de l'Economie.

Les difficiles tractations entre Rome et Bruxelles sur un plan de sauvetage pour relancer Alitalia, en grande difficulté financière, ont abouti, donnant lieu à une "solution constructive et équilibrée", a annoncé jeudi le ministère italien de l'Economie.

Ita, la nouvelle compagnie censée naître des cendres d'Alitalia, "sera pleinement opérationnelle à partir du 15 octobre, date à laquelle les premiers vols devraient décoller", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"La discussion avec la Commission européenne a abouti à une solution constructive et équilibrée, qui garantit la discontinuité nécessaire pour se conformer à la réglementation européenne", souligne le ministère.

Cet accord permet "de lancer les procédures relatives à l'augmentation de capital d'Ita et crée les conditions pour la signature du protocole d'accord pour le transfert de certaines activités d'Alitalia à Ita", indique Rome sans préciser le montant de la recapitalisation.

Bruxelles avait réclamé que la future société marque une nette rupture avec son ancêtre en abandonnant notamment le logo d'Alitalia et en renonçant à accepter des billets émis par son prédécesseur.

Parmi les autres conditions figuraient la vente séparée de la maintenance et des services au sol ainsi que la cession de créneaux aéroportuaires ("slots").

Sous la pression de Bruxelles, les ambitions du plan de relance d'Alitalia ont été revues à la baisse, et l'accord devrait se traduire par des suppressions d'emplois.

Les salariés d'Alitalia qui "pourraient être embauchés dans la nouvelle compagnie sont 2.800 en 2021 et 5.750 en 2022", a indiqué le ministre du Développement économique Giancarlo Giorgetti dans une note.

Au total, les trois branches de la compagnie (aviation, maintenance et services au sol) comptent actuellement plus de 11.000 employés.

Le ministère du Développement économique "supervisera toutes les mesures visant à protéger les travailleurs et les consommateurs", a ajouté M. Giorgetti. Les acheteurs de billets pour des vols après la date du 15 octobre "seront protégés", a-t-il ainsi assuré.

"Les bases sont jetées pour un nouveau transporteur aérien national solide, durable et indépendant, capable d'opérer de manière discontinue et avec de solides perspectives de croissance et de développement", affirme le ministère de l'Economie.

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