Scandale 1MDB: la Malaisie et Goldman Sachs ont finalisé leur accord de 3,9 milliards de dollars

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Le siège de la banque Goldman Sachs en avril 2019 à New York
Le siège de la banque Goldman Sachs en avril 2019 à New York
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© AFP, Johannes EISELE

AFP, publié le mercredi 19 août 2020 à 11h18

La banque Goldman Sachs et la Malaisie ont finalisé leur accord à l'amiable sur le règlement de 3,9 milliards de dollars relatif à la scandaleuse affaire de détournement du fonds souverain 1MDB, a annoncé le géant de Wall Street. 

La signature officielle de cet accord conclu fin juillet, qui met ainsi fin aux poursuites de la Malaisie contre Goldman Sachs, a été divulguée mardi à New York par la banque. 

A l'occasion de l'enregistrement de cet accord à New York, la banque a indiqué que sa signature "met en oeuvre l'accord de principe préalable" annoncé le 24 juillet.

Selon Bloomberg News, Goldman Sachs doit effectuer le paiement en espèces à la Malaisie d'ici dix jours. 

L'accord prévoit un versement en liquide de 2,5 milliards de dollars et la garantie qu'au moins 1,4 milliard de fonds détournés de 1Malaysia Development Berhad (1MDB) seront récupérés.

Le Premier ministre Muhyiddin Yassin avait indiqué après la signature de cet accord que la Malaisie allait récupérer 4,5 milliards de dollars avec des sommes déjà transférées par les Etats-Unis.

Goldman Sachs avait été accusée par la Malaisie d'avoir aidé aux détournements de fonds en organisant des émissions d'obligations d'un total de 6,5 milliards de dollars, pour lesquelles la banque d'investissements avait touché 600 millions de dollars de commission.

Des milliards de dollars avaient été détournés de 1MDB, censé contribuer au développement économique de la Malaisie, dans une fraude aux ramifications planétaires qui a contribué à la chute de l'ex-Premier ministre Najib Razak en 2018.

Fin juillet, Najib Razak a fait appel de sa condamnation à 12 ans de prison à l'issue du premier procès lié à cette affaire.  

Plusieurs autres suspects dans cette affaire restent en fuite, dont le "cerveau présumé", le financier malaisien Low Taek Jho, surn ommé Jho Low, connu pour fréquenter les fêtes hollywoodiennes et présenté par les avocats de M. Razak comme le principal responsable du pillage.

Début août, la police malaisienne avait indiqué que M. Low se cachait dans le territoire semi-autonome de Macao mais Pékin avait rapidement écarté cette hypothèse en assurant n'héberger aucun criminel étranger

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