Sécu: à nouveau "un milliard d'économies" sur le médicament en 2019, selon Buzyn

Sécu: à nouveau "un milliard d'économies" sur le médicament en 2019, selon Buzyn
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à Paris, le 17 septembre 2018

AFP, publié le mercredi 19 septembre 2018 à 12h52

Le gouvernement prévoit de nouvelles baisses de prix sur le médicament pour réaliser "un milliard d'euros d'économies" dans le cadre du budget de la Sécurité sociale qui sera présenté la semaine prochaine, a indiqué mercredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

"Il y aura cette année un milliard d'euros d'économies dans les négociations des prix avec l'industrie pharmaceutique", a-t-elle déclaré sur RTL, sans préciser si ces économies serviront à financer le plan santé à 3,4 milliards d'euros annoncé mardi par le président.

Le budget de la Sécu inclut chaque année des mesures pour limiter le coût des produits de santé. Pour 2018, près de 1,5 milliard d'euros d'économies étaient ainsi programmées, dont 480 millions de baisses de prix sur les médicaments, 100 millions sur les dispositifs médicaux et 210 millions de "remises" attendues de la part des laboratoires pharmaceutiques.

Ces économies s'ajoutent à d'autres "actions" récurrentes pour freiner la hausse des dépenses de santé: transports sanitaires, arrêts de travail, chasse aux fraudeurs...

L'Assurance maladie a déjà indiqué fin juin qu'elle visait 2 milliards d'euros d'économies hors médicament en 2019.

Le montant total des économies qui figurera dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pourrait toutefois être inférieur aux 4,2 milliards prévus en 2018 car l'exécutif a annoncé mardi une rallonge pour financer sa réforme du système de santé.

Les crédits de l'assurance maladie augmenteront ainsi de 2,5% l'an prochain, au lieu des 2,3% prévus, soit près de 400 millions d'euros supplémentaires.

Le Premier ministre Édouard Philippe a par ailleurs annoncé en juillet aux industries pharmaceutiques que pour les trois années à venir, ils pourraient bénéficier d'une croissance "minimum" de 0,5% des dépenses de médicaments. 

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