"Ségur de la santé" : Olivier Véran promet des annonces "fortes" pour le système de soins

"Ségur de la santé" : Olivier Véran promet des annonces "fortes" pour le système de soins©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 20 juillet 2020 à 14h32

Après les annonces salariales et les créations d'emplois, Olivier Véran a assuré qu'il ferait "des annonces fortes, restructurantes" et "réorganisatrices" pour le système de santé...

Après les annonces concernant les salaires et les créations d'emplois, le gouvernement doit dévoiler mardi, à l'occasion de la clôture du "Ségur de la santé", une série de mesures sur l'organisation et la gouvernance du système de soins. Sur 'franceinfo' ce lundi, le ministre de la Santé Olivier Véran a affirmé qu'il ferait des annonces "fortes", "restructurantes" et "réorganisatrices".

"Ce n'est pas pour le solde de tout compte le plan de revalorisation", a-t-il assuré. "J'ai entendu ce qu'on dit les milliers de soignants... Nous allons amplifier. Nous allons accélérer. Nous allons débureaucratiser. Nous allons simplifier" la santé en France, a-t-il encore promis.

Olivier Véran a également précisé que l'ancienne patronne de la CFDT Nicole Notat, chargée de piloter la vaste concertation, lancée le 25 mai dans la foulée de la crise sanitaire du coronavirus, doit remettre officiellement mardi matin son rapport aux organisations et syndicats ayant participé à la concertation.

"Il ne s'agit pas de tout chambouler" dans la "feuille de route"

Ces annonces concerneront l'ensemble du "monde de la santé, en ville, à l'hôpital, dans le secteur sanitaire et le secteur médico-social. Vous verrez qu'on ne s'arrête pas à une revalorisation massive, mais qu'on investit massivement dans l'outil", a-t-il précisé. Le ministre a toutefois prévenu qu'il ne s'agissait "pas de tout chambouler" dans la "feuille de route" fixée dans le cadre du plan "Ma santé 2022", arrêté en 2018 par l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Le plan de ma prédécesseure est très bon", a-t-il estimé.

Sur 'Europe 1' dimanche, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Frédéric Valletoux a dit "attendre beaucoup" de ce "temps 2" du "Ségur de la santé". Espérant "une remise à plat de notre système de soins", il pointe des défauts dans le financement des hôpitaux. "Sur 200 milliards de budget, entre 20 et 40 milliards représentent aujourd'hui des dépenses inutiles. En rationalisant mieux, on peut économiser pour mieux investir et mettre de l'argent là où on en a besoin", a-t-il expliqué.

Vers "un numéro unique de santé" ?

La FHF plaide notamment pour la création d'un "numéro unique de santé" et un service d'accès aux soins qui orienterait les patients en amont, qui permettrait d'éviter l'engorgement des urgences. "Nous faisons face en France à une crise de la médecine générale. La population se tourne donc vers les urgences même quand elle n'en a pas besoin", a estimé Frédéric Valletoux.

Pour rappel, les négociations du "Ségur de la santé" ont abouti il y a quelques jours à un plan de revalorisation des métiers paramédicaux et non-médicaux. Il prévoit une augmentation mensuelle de 180 euros pour le personnel hospitalier non soignant et des engagements en matière d'embauches...

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