SNCF : 65% des Français se disent favorables à la réforme !

SNCF : 65% des Français se disent favorables à la réforme !
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Boursier.com, publié le vendredi 16 mars 2018 à 21h47

Au lendemain de l'annonce d'une grève perlée de trois mois, pendant deux jours sur 5, à partir du 3 avril, une grande majorité des Français ne semble pas prête à soutenir les cheminots dans leur bataille contre le projet de réforme de la SNCF.

Ainsi, selon un sondage Elabe réalisé pour 'Nice Matin' et publié vendredi, près des deux tiers des Français (65%) considèrent ainsi que cette réforme est "bonne pour l'avenir" de la SNCF. Un peu plus d'un tiers (33%) estime en revanche qu'elle sera "mauvaise" pour le futur de l'entreprise publique.

Une minorité approuvent l'appel à la mobilisation des syndicats

Concernant le mouvement de grève, 43% des personnes interrogées se disent "hostiles" ou "opposés" à l'appel à la mobilisation, tandis que 22% se disent indifférents et qu'un tiers (34%) l'approuvent. A noter que le sondage a été réalisé les 13 et 14 mars (*), c'est à dire juste avant l'annonce par les syndicats de la SNCF des modalités de leur grève, faite le jeudi 15 mars.

Malgré tout, les agents de la SNCF bénéficient d'une assez bonne image auprès des Français. 61% des personnes interrogées disent avoir une "bonne opinion" des agents SNCF contre 39% qui en ont une "mauvaise opinion".

"Un conflit intensif sur une très longue durée"

Jeudi, les quatre organisations représentatives à la SNCF (CGT, Unsa, CFDT, SUD-rail) ont appelé le personnel de la société ferroviaire à faire grève juste après le week-end de Pâques, pendant "2 jours sur 5 à compter du 3 avril", et ce jusqu'au jeudi... 28 juin prochain !

"L'intersyndicale constate que le gouvernement n'a aucune volonté de négocier" et "prend la responsabilité (d'un) conflit intensif sur une très longue durée", a déclaré Laurent Brun de la CGT Cheminots à l'issue de la réunion de l'intersyndicale.

Suppression du statut de cheminot pour les nouveaux entrants

Le conseil des ministres a examiné mercredi la loi d'habilitation qui permet au gouvernement de procéder à cette réforme par ordonnances. La réforme prévoit la suppression du statut des cheminots pour les nouveaux embauchés, ainsi que l'ouverture totale du rail à la concurrence d'ici à 2020, et la modification du statut de la SNCF, qui passera d'établissement public à société par actions.

En revanche, les avantages en nature des salariés, sous forme de billets de train quasi-gratuits, seront préservés.

(*) L'enquête d'Elabe a été réalisée en ligne les 13 et 14 mars, auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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