SNCF: à une grève de "deux jours sur cinq", Borne répond négociation "sept jours sur sept"

SNCF: à une grève de "deux jours sur cinq", Borne répond négociation "sept jours sur sept"
La ministre des Transports Elisabeth Borne lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 14 mars 2018

AFP, publié le vendredi 16 mars 2018 à 08h53

Aux syndicats qui ont opté pour une grève "deux jours sur cinq" contre le projet de réforme de la SNCF, la ministre des Transports Elisabeth Borne a opposé vendredi des négociations "sept jours sur sept", sur CNews.

Estimant que la "posture" de l'intersyndicale des cheminots n'est "pas responsable", la ministre assuré que "le gouvernement ne cherche pas l'affrontement".

L'intersyndicale des cheminots a décidé jeudi d'une grève deux jours sur cinq du 3 avril au 28 juin, comprenant les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai.

"Moi je dis négociation sept jours sur sept", a déclaré la ministre, assurant qu'il y a "beaucoup de sujets à négocier": les "dates de l'ouverture à la concurrence", "les parcours de carrière", "l'organisation de la SNCF".

"Le contenu de loi", qui sera votée "d'ici l'été", "il est à rédiger ensemble", a poursuivi la ministre, qui doit rencontrer vendredi les quatre principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa, Sud et CFDT) au ministère des Transports.

"Mon objectif, c'est que la concertation, la négociation, permettent d'écrire ensemble la loi", des "dispositions peuvent être introduites par amendement dans le texte lors des débats parlementaires à la place des ordonnances". 

Les cheminots grévistes ne seront pas payés les jours où ils cesseront le travail, a précisé la ministre: "ça va de soi, quand on fait grève, on n'est pas payé."

Quant à la dette de la SNCF, Elisabeth Borne a assuré que l'Etat "prendra(it) sa part de responsabilité". "On ne veut pas que cette dette se reconstitue, on veut travailler avec l'entreprise pour s'assurer que si on s'occupe de la dette aujourd'hui", il n'y aura "pas une nouvelle dette demain".

La dette de SNCF Mobilités, l'entité chargée de la circulation des trains, est de 7,9 milliards euros, celle de SNCF Réseau, gestionnaire des infrastructures ferroviaires françaises, de 46,6 milliards d'euros.

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3 commentaires - SNCF: à une grève de "deux jours sur cinq", Borne répond négociation "sept jours sur sept"
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    JON-DE-LIONNE -

    le 16 03 2018 à 11 41

    Il va tout de même falloir un jour ou l'autre faire le bilan de ce qu'aura coûté le socialisme à la France et qui va rendre l'argent au contribuable, aux industries disparues sur l'Hôtel de leur idéologie !

    Moi je pense que comme pour les retraites il faudrait taxer le PS sur son fonctionnement pour qu'il commence à rembourser ce qu'il doit à la France !

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    caplan -

    la CGT va se mettre la population à dos , et perdra des adhérents car elle va montrer qu'elle n'arrivera à rien sinon à faire perdre des revenus aux grévistes . Fini la loi dans la rue !!

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    ajlbn -

    Mme Borne, c'est en substance, comme le Ministre Calonne - 22 février 1787 : "Mes chers administrés, je vous ai rassemblés pour savoir à quelle sauce vous voulez être mangés" Réponse des cheminots". Mais nous ne voulons pas être mangés - 15 mars 2018-
    Idem pour les ouvriers, employés, fonctionnaires, stagiaires, demandeurs d'emplois, étudiants, etc...

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    Tueur -

    "nous ne voulons pas être mangés" , nous voulons des vacances à longueur d'année, nous voulons le "revenu universel" pour ne rien branler sur le dos des contribuables, nous voulons fainéanter, nous voulons emmerder le peuple .......