SNCF : comment Ouigo veut séduire encore plus de clients

SNCF : comment Ouigo veut séduire encore plus de clients©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 15 novembre 2018 à 20h38

Ouigo, le premier train à grande vitesse low-cost lancé en 2013, a sans surprise souffert des grèves à la SNCF au printemps. Après avoir transporté 7,6 millions de passagers en 2017, il devrait atteindre 12 millions cette année - c'est un million de moins que l'objectif de la direction, rappelle 'Le Parisien', mais la croissance est néanmoins au rendez-vous.

Les revenus devraient "frôler les 300 millions d'euros, soit +65% par rapport à l'année dernière", écrit le quotidien. Et les objectifs sont ambitieux : transporter plus de 30 millions de voyageurs par an d'ici 2020, soit 25% de l'offre de TGV de la SNCF, grâce à des billets nettement moins chers que dans les TGV classiques : 25 euros en moyenne en low-cost, contre 49 euros.

Des sièges payants

Plusieurs pistes sont à l'étude pour diversifier l'offre et faire monter encore un peu plus le taux de remplissage des trains, qui oscille déjà autour de 90%. Ainsi, des sièges payants, plus confortables, pourraient être proposés, sur le modèle des compagnies aériennes low-cost. Il s'agirait par exemple de fauteuils individuels, facturés deux euros, explique 'Le Parisien'. "Aujourd'hui, les options payantes, comme une prise électrique ou un bagage supplémentaire, ne représentent que 4% de nos revenus alors que ce sont 40% dans l'aérien", explique au journal le patron de Ouigo, Stéphane Rapebach.

Autre idée : vendre de la nourriture aux passagers, qui se plaignent souvent de ne pas disposer de voiture-bar dans ces trains à bas prix. Si ce genre d'installation semble trop onéreux et prendrait trop de place dans les rames, les distributeurs sont également exclus pour le moment par la direction (elle redoute le vandalisme), de même que le passage de chariots, comme dans les avions. L'équation semble donc difficile...

Un embarquement plus contraignant

Ouigo a déjà testé le 9 novembre son "Ouiboarding", pour choisir le moment de l'embarquement et fluidifier les arrivées. "Au moment de la réservation, il faut choisir une tranche horaire de 15 minutes durant les 35 minutes que dure l'embarquement", rappelle 'Le Parisien'. Et pour s'affranchir de cette contrainte, les clients doivent débourser deux euros.

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