SNCF: "Coup de gueule" de Pepy contre le "cheminot bashing"

SNCF: "Coup de gueule" de Pepy contre le "cheminot bashing"
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy le 27 février 2017

AFP, publié le mercredi 07 mars 2018 à 10h56

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a lancé mercredi "un coup de gueule" contre le "cheminot bashing", expliquant que l'entreprise doit se réinventer en misant sur les compétences de ses cheminots.

"Je voudrais pousser un coup de gueule", a lancé M. Pepy au micro d'Europe 1.

"En ce moment, on est vraiment dans une période de SNCF bashing et de cheminot bashing (le dénigrement systématique, ndlr), et j'en ai assez. Je trouve que c'est nul et que c'est inutile", a-t-il expliqué, précisant que le gouvernement n'était "pas en cause".

"Aujourd'hui (...), on a commencé le service à 04H50. On est 180.000 dans l'entreprise, on va faire 17.000 trains, on va surveiller 33.000 km de lignes et on va accueillir 4,5 millions de clients", a-t-il relevé.

A ceux qui disent "les cheminots sont des fainéants", il répond: "Non il n'y a pas de prime de charbon, non il n'y a pas 28 jours de RTT. En revanche, oui, il y a de l'engagement, il y a de la compétence et il y a des efforts."

Dans un secteur qui va être pleinement ouvert à la concurrence, "la SNCF ne peut pas être la seule entreprise à embaucher au statut" de cheminot, a relevé M. Pepy. 

Pour le président du conseil de surveillance du groupe SNCF et PDG de SNCF Mobilités, il s'agit surtout "de s'adapter".

La SNCF, pour "rester elle-même, c'est-à-dire un grand service public pour les Français, il faut qu'elle se réinvente", non pas avec moins de trains mais pour "rendre un meilleur service avec l'argent qu'on y met", a-t-il ajouté.

"Personne n'a intérêt à une grève", a-t-il répété, alors que les syndicats menacent d'un long conflit pour s'opposer aux projets du gouvernement, qui entend notamment mettre fin au statut à l'embauche. 

Les "deux mois de négociations" avec la ministre des Transports Elisabeth Borne, "chacun doit les utiliser à plein", a-t-il souhaité. Notamment pour discuter du "pacte social de demain", a estimé Guillaume Pepy, pour qui "tout doit tourner autour de l'investissement sur les compétences des gens".

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61 commentaires - SNCF: "Coup de gueule" de Pepy contre le "cheminot bashing"
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    Pirouli49 -

    L'Europe des Technocrates est la cause première de la casse de la SNCF. S'ouvrir à la concurrence c'est tout ce qu'il savent dire.

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    LADOUME -

    Un gros nul qui n'a jamais rien pour les usagés de la SNCF

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    dan7 -

    votre raisonnement est bon ,mais il faut sanctionner ceux qui perturbent tous les services par leurs absences à répétitions ou leurs négligences au travail ; car c'est les conséquences et la mauvaise image que subissent les autres qui fond leur travail sérieusement , ainsi que les usagers qui sont mécontents

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    Wasp33 -

    le coup de force du gouvernement contre la SNCF sera le dernier test majeur. Si ça passe alors plus rien ne l'arrêtera et là vraiment les français auront du soucis à se faire. Il faudra alors admettre que ce qu'a fait Macron n'était pas très difficile à faire, et que ni la droite ni la gauche n'auront eu assez de tripes pendant 40 ans pour faire la même chose malgré de timides essais.

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    rico27370 -

    les cheminots une nouvelle race de feignasses comme disait COLUCHE !!!!!