SNCF : Elisabeth Borne propose de rajouter ce terme "incessible" dans le texte de la réforme

SNCF : Elisabeth Borne propose de rajouter ce terme "incessible" dans le texte de la réforme©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 15 mai 2018 à 11h58

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, est actuellement enlisée dans plusieurs dossiers houleux... Hormis le conflit entre le gouvernement et la SNCF à propos de la réforme que le gouvernement souhaite mettre en place, elle suit également de très près la situation de la compagnie aérienne Air France.

Pas de cession prévue

"Défendre le service public, ça ne peut pas passer par sectionner des caténaires !", a déclaré la ministre sur France Inter mardi matin... Elle estime que la grève est un droit, mais qu'en revanche, l'attitude de certains, lors de la journée de mobilisation de lundi, qui ont dégradé le réseau SNCF, "n'est pas admissible".

Elisabeth Borne a réaffirmé à l'antenne que l'Etat ne céderait pas sur ce dossier de la transformation de la compagnie ferroviaire publique. La crainte de privatisation agitée par certains syndicats du groupe n'a pas lieu d'être selon elle : "si ça doit servir, je vous le dis clairement, au Sénat, je proposerai de rajouter ce terme "incessible". On dira deux fois la même chose. Si c'est la façon de se faire comprendre, pas de problème, on peut le mettre dans la loi !" a martelé la ministre.

Ne pas interférer dans la crise d'Air France

Mais la SNCF n'est pas sa seule préoccupation... La ministre des Transports a aussi réagi à la démission de Jean-Marc Janaillac, à la suite d'un vote défavorable du personnel d'Air France à ses propositions salariales.

Une présidence par intérim est envisagée avec la nomination de l'ex-ministre du gouvernement Juppé, Anne-Marie Courderc. "Il faut que l'Etat reste à sa place, il n'est pas là pour interférer dans la gestion des entreprises", a affirmé Elisabeth Borne. Pour le moment selon elle, la cession des 14% détenus par l'Etat dans la compagnie aérienne n'est pas d'actualité, mais Air France devra retrouver très vite de la compétitivité sur un marché de plus en plus dense et concurrentiel sous peine de courir à sa propre perte...

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