SNCF : l'intersyndicale des cheminots reportée à mardi

SNCF : l'intersyndicale des cheminots reportée à mardi
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Boursier.com, publié le lundi 18 juin 2018 à 15h26

La réunion interfédérale des syndicats de cheminots, prévue lundi après-midi, a été reportée à mardi, alors que l'unité syndicale a été écornée par la CGT-cheminots. Cette dernière a fait cavalier seul vendredi en annonçant la poursuite en juillet de la grève contre la réforme de la SNCF, au-delà du 28 juin, échéance convenue en intersyndicale, provoquant la colère des autres centrales.

"L'interfédérale est reportée à demain (mardi) après-midi, parce qu'il était difficile pour certains syndicats de s'y rendre, et il était difficile pour nous d'y aller compte tenu de l'annonce unilatérale de la CGT, avant la réunion tripartite", a dit à Reuters le secrétaire général adjoint des cheminots de l'Unsa, Florent Monteilhet.

Le syndicat "réformiste", qui poursuivra la grève jusqu'au 28 juin, décidera mardi matin en téléconférence de la suite à donner au mouvement après cette date. Deux options sont sur la table : rejoindre le mouvement de la CGT pour une grève les 2, 6 et 7 juillet prochain ou "mettre la pression sur les négociations de la convention collective de branche", explique Florent Monteilhet, sans en préciser les modalités.

Les syndicats de la SNCF ont étalé vendredi leurs divisions lors de l'ultime réunion tripartite - Etat, patronat et syndicats - censée relancer les négociations sur la future convention collective de la branche, certains dénonçant la méthode et d'autres se réjouissant des avancées.

A l'issue de la réunion, le patronat s'était félicité de la participation de l'Unsa et de la CFDT, "prête à ouvrir" le dialogue et à "engager des discussions sur cette convention collective de branche".

Une grève politique ?

La ministre des Transports Elisabeth Borne a dénoncé la "grève politique" de la CGT-Cheminots et de Sud Rail à la SNCF. Dans une interview au 'Parisien-Dimanche', elle souligne que la réforme de la SNCF a été votée et qu'elle s'appliquera...

La seizième séquence de grève de deux jours a commencé dimanche. Alors que le mouvement était prévu au départ jusqu'au 28 juin, les deux syndicats ont annoncé leur intention de le poursuivreen juillet. "Le sens du combat de la CGT-Cheminots, son leader l'a dit très clairement, ce n'est pas la défense du service public, ni des cheminots, c'est une contestation du gouvernement. Leur grève est une grève politique". "Il faut que Sud et la CGT sortent de cette posture", ajoute Elisabeth Borne, qui s'interroge si, "après la semaine de bac, l'objectif c'est de perturber les vacances des Français ?"

Trois TGV sur quatre

Pour la ministre, "le gouvernement a fini sa part de la réforme" avec le vote de la loi et une nouvelle étape s'ouvre avec la négociation d'une nouvelle convention collective dans la branche ferroviaire entre les syndicats et l'organisation patronale UTP.

La CFDT et l'Unsa (autonome) "ont obtenu du patronat des garanties en matière de protection sociale, de facilités de circulation ou de prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des rémunérations", dit-elle... "Cela sera confirmé par écrit. J'ai bon espoir qu'on aboutisse à un accord avec ces deux syndicats d'ici à fin 2019".

Pour la journée de lundi, la SNCF prévoit la circulation de trois TGV sur quatre, deux Transilien sur trois, trois TER sur cinq et un Intercités sur deux...

Le soutien s'étiole

Dans un communiqué, la société a annoncé en outre l'activation de son dispositif "Spécial Exams" pour la première journée des épreuves du bac "afin de prendre en charge et d'acheminer dans les meilleures conditions les candidats".

Ce dispositif mis en place en 2014 donne la priorité à la circulation de trains jugés stratégiques en fonction des lieux et des heures des épreuves, qui feront l'objet d'un "suivi opérationnel spécifique".

Selon un sondage Ifop-'Le JDD', le soutien des Français à la grève SNCF est en net repli. Le nombre de Français considérant la grève justifiée recule ainsi de 5%, chutant à 37% sur la semaine alors que depuis mi-mai, le soutien à la grève se maintenait à 42%...

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