SNCF: la CGT "continue" la grève et exige une table ronde

SNCF: la CGT "continue" la grève et exige une table ronde
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez (au centre) et le secrétaiore général de la CGT Cheminots Laurent Brun à la sortie d'un entretien avec le Premier ministre le 25 mai 2018 à Paris

AFP, publié le vendredi 25 mai 2018 à 11h12

La CGT Cheminots "continue" la grève et exige une table ronde pour "fixer par écrit les engagements du gouvernement", a déclaré son secrétaire général Laurent Brun vendredi à Matignon, à la sortie d'un entretien avec le Premier ministre Edouard Philippe.

"On continue le conflit, le combat", a dit M. Brun. "Le Premier ministre n'a pas fermé la porte" à la demande de table ronde formulée par la CGT Cheminots, "il a dit qu'il réfléchissait au sujet et nous donnerait une réponse très prochainement", a rapporté M. Brun, soulignant que c'est "la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions de sortie du conflit".

Pour la CGT Cheminots, "la mobilisation est plus que jamais nécessaire. Nous attendons que ces négociations et cette table ronde soient annoncées le plus vite possible (...) Les cheminots sont prêts à continuer le combat aussi longtemps qu'ils n'auront pas de garantie sur les éléments de leurs revendications", a affirmé M. Brun.

Concernant la reprise de 35 milliards d'euros de la dette de la SNCF, "c'est une reprise significative", a-t-il reconnu, mais "nous avons interpellé" le Premier ministre "sur le montant qu'il resterait" car d'ici la fin du quinquennat la dette "va augmenter".

Sur les petites lignes et les "montants nécessaires pour (leur) régénération", la ministre des Transports Elisabeth Borne, présente au côté de M. Philippe, a "annoncé qu'un débat parlementaire aurait lieu d'ici un an pour l'évaluation complète des besoins en vue de la préparation des prochains CPER" (contrat de plan Etat-région) "mais nous n'avons pas de garanties sur l'engagement de l'Etat sur la régénération du réseau", a critiqué M. Brun.

Au sujet de la convention collective nationale du transport ferroviaire à négocier, "c'est très flou", a regretté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. "Il n'y a rien" en face du statut de cheminot (alors qu'il n'y aura plus d'embauches au statut à partir du 1er janvier 2020) et "le gouvernement laisse au patronat la responsabilité de négocier une convention collective de haut niveau" et "sans d'ailleurs définir le périmètre des salariés qui seront dans cette convention collective", a dénoncé M. Martinez.

Lors de la prochaine réunion intersyndicale CGT- Unsa-SUD-CFDT (dont la date n'est pas encore fixée), "on verra si certaines organisations syndicales veulent sortir du conflit", a dit M. Brun. 

L'Unsa ferroviaire avait auparavant indiqué qu'elle prendrait "très rapidement dans (ses) structures" une décision sur une éventuelle sortie de la grève.

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