SNCF : la CGT, Sud-Rail et la CFDT poursuivent la grève

SNCF : la CGT, Sud-Rail et la CFDT poursuivent la grève
SNCF agent

Boursier.com, publié le vendredi 25 mai 2018 à 14h41

Les annonces étaient très attendues, après l'échec de la dernière rencontre à Matignon le 7 mai... Les syndicats de cheminots avaient rendez-vous ce matin à 8 heures avec le Premier ministre, qui comme prévu a fait plusieurs annonces sur la reprise de la dette, un des sujets particulièrement sensibles dans ce dossier.

Conformément aux annonces faites il y a quelques jours dans la presse, l'Etat compte reprendre 35 milliards d'euros sur les 47 MdsE de la dette de SNCF Réseau, en deux temps, en 2020 (25 milliards) puis en 2022 (10 milliards). L'annonce a été faite par les dirigeants du syndicat Unsa à l'issue de la rencontre.

200 millions d'euros par an

Le chef du gouvernement, qui recevait tour à tour les organisations syndicales représentatives de la SNCF et la direction, a également annoncé une hausse des investissements de l'Etat de 200 millions d'euros par an.

Mais pas de quoi convaincre la CGT cheminots, premier syndicat de la SNCF, qui a annoncé son intention de poursuivre la mobilisation. "On continue le conflit, on continue le combat", a déclaré le secrétaire général de la fédération, Laurent Brun, en sortant de Matignon. La CFDT non plus ne compte pas stopper le mouvement. "Nous sortons d'ici avec des éléments de satisfaction mais nous sortons aussi avec le sentiment qu'il faut peser jusqu'au bout du processus parce que rien jamais acquis", a déclaré le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger.

Pas question de suspendre le mouvement

Le chef du gouvernement "doit engager les négociations que nous réclamons depuis plus de deux mois" et "d'ici là, pas question de suspendre le mouvement de grève", a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté de Sud-Rail, après la rencontre. "Ce n'est pas un rendez-vous aujourd'hui qui sera de nature à faire cesser la grève", a dit Erik Meyer, son porte-parole. "Cette reprise de dette n'est pas un cadeau fait à la SNCF ou un cadeau fait aux cheminots" mais le strict minimum pour assurer la viabilité de la future SNCF, a-t-il ajouté. Quant aux questions sociales, "on n'a guère plus d'avancées ou de garanties qu'il y a 15 jours".

De son côté, l'Unsa s'inscrit toujours dans le mouvement de grève mais décidera "très rapidement" d'un éventuel changement de position, ont ajouté Luc Berille, secrétaire général de l'Unsa, et Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire. L'ardoise de la compagnie ferroviaire s'élève à 47 milliards pour SNCF Réseau et 8 milliards pour SNCF Mobilités...

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