SNCF : le successeur de Guillaume Pepy s'appelle Jean-Pierre Farandou

SNCF : le successeur de Guillaume Pepy s'appelle Jean-Pierre Farandou
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Boursier.com, publié le mercredi 18 septembre 2019 à 23h15

L'actuel patron de Keolis, Jean-Pierre Farandou, devrait succéder à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF en janvier prochain. Selon des informations de presse, l'Elysée va donner ce jeudi le coup d'envoi du processus de sa nomination.

Alors que son 2è mandat arrive à terme fin décembre, Guillaume Pepy a confirmé fin août qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat de président du directoire de la SNCF, relançant les spéculations sur le nom de son successeur, qu'il souhaitait pour sa part trouver en interne.

C'est désormais chose faite, selon des informations de presse publiées sur le site internet du 'Figaro', puis confirmées par 'Les 'Echos'. L'Elysée devrait annoncer jeudi matin dans un communiqué l'intention du président de la République de nommer Jean-Pierre Farandou, un homme du sérail, au poste de président du directoire de la SNCF.

De chef de gare à Rodez à patron de la SNCF

A 62 ans, Jean-Pierre Farandou dirige depuis 2012 Keolis, la filiale de la SNCF dédiée au transport public. Il a effectué toute sa carrière au sein de la SNCF, où il a débuté comme chef de gare à Rodez, en 1981.

Excellent connaisseur de la maison, il paraît bien placé pour négocier avec les syndicats la nouvelle convention collective du ferroviaire à la SNCF, dont les nouveaux embauchés ne bénéficieront plus du statut de cheminot à partir de janvier prochain. Sans compter les remous que le projet de réforme des retraites pourrait continuer à créer au sein du groupe.

Le nouveau patron devra aussi préparer la SNCF à la fin de son monopole, ce que M. Farandou a déjà expérimenté sur les marchés de transport urbain chez Keolis, présent à la fois en France et à l'étranger à l'issue d'appels d'offres internationaux.

Le parlement doit encore se prononcer sur la nomination

Cette nomination ne sera pas effective immédiatement, même si une réunion extraordinaire du conseil de surveillance du groupe est prévue jeudi à 14H30. Les commissions Développement durable de l'Assemblée nationale et du Sénat doivent encore donner leur feu vert, après audition du candidat.

'Les Echos' relèvent que le CV de M. Farandou n'en faisait pas un premier choix pour Emmanuel Macron, qui souhaitait initialement un recrutement extérieur au sérail ferroviaire, pour dépoussiérer la compagnie.

Mais le souhait d'attirer un grand capitaine d'industrie s'est avéré, semble-t-il, incompatible avec la rémunération proposée (450.000 euros brut par an), souligne le quotidien économique. Ces derniers jours, le nom de Jean-Pierre Farandou avait filtré, en même temps que celui de Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau.

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