SNCF : le taux de grévistes chez les conducteurs reste élevé

SNCF : le taux de grévistes chez les conducteurs reste élevé
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Boursier.com, publié le lundi 09 décembre 2019 à 14h05

D'après les chiffres communiqués lundi par la direction de la SNCF, le taux global de grévistes est de 17%, mais il reste élevé chez les conducteurs, à 77,3%.

La mobilisation sociale semble avoir quelque peu faibli par rapport à vendredi dernier... Pour la cinquième journée de grève à la SNCF, le taux de grévistes, qui reste tout de même élevé, s'est établi lundi matin à 17% (contre 31,8% vendredi 7 novembre), avec notamment 77,3% des conducteurs en grève (contre 87,2%).

"Ces résultats sont ceux d'un décompte effectif des présents / absents devant travailler sur chacun des 400 établissements ou unités de la France entière. Ils sont établis individuellement par les pôles de gestion du personnel, et non par sondage", précise la SNCF dans un communiqué.

Le groupe a également indiqué que 58,4% des contrôleurs sont en grève et 21,9% des aiguilleurs. Vendredi dernier, ces taux étaient respectivement de 80% et de 45,3%.

Trafic conforme aux prévisions

Selon la SNCF, le trafic de la journée de lundi est conforme à ses prévisions : "entre 15% à 20%" de son trafic habituel, soit un TGV et un Transilien sur cinq, trois liaisons TER sur dix (essentiellement assurées par bus), un train Intercités sur cinq et un trafic international "très perturbé".

Pour rappel, une nouvelle journée interprofessionnelle de mobilisation contre la réforme des retraites avait été annoncée pour le 10 décembre par l'intersyndicale, avec notamment une manifestation à Paris.

Nouvelle journée de mobilisation jeudi "en réflexion" à la CGT

Laurent Brun, numéro un de la CGT-Cheminots, a par ailleurs confirmé à 'RTL' qu'une nouvelle journée d'actions est envisagée jeudi 12 décembre, assurant que la CGT était "déjà en réflexion". Il s'est également prononcé en faveur d'un "rythme d'initiatives resserré de manière à permettre à un maximum d'entreprises de rejoindre la bataille", soit tous les deux jours.

"Nous ne souhaitons pas que le conflit soit long, très clairement on perd notre salaire, mais ça c'est dans les mains du gouvernement", a-t-il ajouté.

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