Soldes d'été : Bruno Le Maire se dit "ouvert" à un changement de calendrier

Soldes d'été : Bruno Le Maire se dit "ouvert" à un changement de calendrier
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Boursier.com, publié le mercredi 29 avril 2020 à 18h14

Le ministre de l'Economie "souhaite que les différents commerces concernés puissent trouver un compromis pour proposer de nouvelles dates".

Vers un changement de calendrier pour les soldes d'été ? Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire ne semble pas fermé sur la question, comme il l'a fait savoir ce mercredi en commission des affaires économiques, lors d'une audition à l'Assemblée nationale.

Alors que la date de début des rabais nationaux de 2020 est fixée au 24 juin, le ministre s'est ainsi dit "ouvert à un décalage des soldes, soit au début du mois de juillet, soit si certains le souhaitent, reporter encore plus tard, après l'été".

Pour rappel, le décalage des soldes d'été est réclamé depuis plusieurs semaines par des fédérations de commerçants dont les ventes ont été fortement perturbées par le confinement en vigueur depuis le 17 mars dernier pour contrer la pandémie de coronavirus en France.

"Trouver un compromis pour proposer de nouvelles dates"

"Le 24 juin c'est trop tôt. Il me semble que ce n'est pas la bonne date pour les commerçants", a également estimé Bruno Le Maire, ajoutant qu'il "souhaite que les différents commerces concernés puissent trouver un compromis pour proposer de nouvelles dates".

Ainsi plusieurs fédérations du commerce indépendant regroupées dans la Confédération des commerçants de France ont également qu'une "ordonnance exceptionnelle pour encadrer, un mois avant la nouvelle date repoussée des soldes, les promotions agressives, les ventes privées, les ventes à perte, etc. y compris pour le e-commerce".

Répondre à une logique sanitaire

Selon la Confédération des commerçants de France (CDF), ce report des soldes pourrait d'ailleurs également permettre de répondre à une logique sanitaire, en évitant l'afflux de consommateurs après la sortie du confinement, prévue le 11 mai.

Enfin, a aussi été réclamé le rétablissement "du prix de référence, comme prévu à l'article 2 de l'arrêté du 31 décembre 2008 relatif aux annonces de réduction de prix à l'égard du consommateur (avant sa suppression en 2015) et un durcissement des sanctions en cas de non-respect". Les commerçants indépendants estiment en effet qu'ils n'ont pas la capacité de pratiquer des promotions et opérations commerciales agressives, car ils n'ont pas les mêmes marges que les grands groupes...

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