Sommet des 27 décisif face à la crise du coronavirus

Sommet des 27 décisif face à la crise du coronavirus
Drapeau union européenne

Boursier.com, publié le vendredi 17 juillet 2020 à 12h21

Les conditions posées par les Pays-Bas et la menace d'un veto hongrois pèsent sur les chances de parvenir à un accord sur un fonds de relance doté de 750 milliards d'euros.

C'est la première fois qu'ils se retrouvent physiquement depuis le début de la pandémie... Les dirigeants de l'Union européenne sont à Bruxelles vendredi avec un objectif : se mettre d'accord sur un ambitieux plan de relance pour leurs économies exsangues. Le sommet est prévu pour durer deux jours, mais pourrait déborder sur la journée de dimanche.

"C'est un moment de vérité et d'ambition pour l'Europe", a déclaré le président français Emmanuel Macron à son arrivée à ce sommet qui se tient au terme de semaines de tensions entre les 27 quant à l'ampleur et à la portée de ce plan de relance. "Je suis confiant mais prudent", a-t-il ajouté. "Nous ferons tout pour qu'un accord soit trouvé."

Des négociations "très, très difficiles" pour Merkel

"Si nous faisons les choses correctement, nous pourrons ressortir de cette crise plus forts", a pour sa part déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a dit quant à elle s'attendre à des négociations "très, très difficiles" en raison des divergences de vues persistantes.

Les Pays-Bas freinent

Les conditions posées par les Pays-Bas et la menace d'un veto hongrois pèsent sur les chances de parvenir à un accord sur un fonds de relance doté de 750 milliards d'euros (composé de 250 milliards de prêts et 500 milliards de subventions), en complément du budget pluriannuel commun qui serait porté à 1.100 milliards d'euros sur sept ans (2021-27).

D'après l'Elysée, la France pourrait obtenir une subvention européenne de près de 40 milliards d'euros qui permettrait de financer son propre plan de relance national de 100 milliards.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, s'est dit "pas optimiste", alors que son pays réclame que les Etats membres bénéficiant du plan de relance acceptent en échange de réformer leur marché du travail et leur système de retraite, notamment.

Des enjeux de taille

Les enjeux sont grands pour des économies européennes très affectées par une crise profonde, notamment synonyme de chômage, qui pourrait déboucher sur un automne de colère dans les opinions publiques. L'Union européenne est déjà fragilisée par la saga du Brexit et diverses querelles récentes, financières et migratoires notamment.

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