Sommet du G7: 350.000 euros débloqués pour les commerçants de Biarritz

Sommet du G7: 350.000 euros débloqués pour les commerçants de Biarritz
Un magasin de souvenirs dans le centre de Biarritz, avant le sommet du G7 qui s'est déroulé du 24 au 26 août 2019

AFP, publié le jeudi 29 août 2019 à 21h15

La secrétaire d'État à l'Economie et aux Finances Agnès Pannier-Runacher a annoncé jeudi à Biarritz le déblocage d'une "première enveloppe" de 350.000 euros pour indemniser des commerçants dont l'activité a été touchée par le sommet du G7 (24-26 août).

"Nous voulons saluer les commerçants qui ne sont pas des agents publics, mais qui ont joué le jeu en restant ouverts pendant les quatre jours du sommet. Il est légitime de les indemniser", a déclaré Mme Pannier-Runacher à la presse, devant l'hôtel Bellevue, un des lieux qui a accueilli les rencontres des chefs d'État.

Cette enveloppe, qui devrait être versée avant le 1er novembre, n'était "pas fermée", a-t-elle précisé. "Elle est immédiatement disponible car l'enjeu, c'est d'aller vite".

Les compensations, basées sur la marge brute, seront calculées sur les quatre jours où Biarritz a été fermée.

La secrétaire d'État avait auparavant fait un tour dans quelques commerces de Biarritz, notamment ceux située dans la zone rouge, où la sécurité était maximale et où ne pouvaient rentrer que des personnes spécialement badgées.

Gérant de la Maison de la presse, en zone rouge, Patrick Darrigade lui a dit avoir "perdu 28.000 euros sur quatre jours. "Avec une telle perte, je suis déficitaire en fin d'année", a glissé le commerçant, qui a fermé pendant le G7.

"C'était la pire semaine pour faire ce sommet", a souligné Joëlle Vachet, gérante d'un magasin de vêtements, devant la secrétaire d'État.

- "Première étape" -

Plus tard dans la journée, après des réunions avec des élus locaux, des représentants de la Chambre de commerce et d'industrie et de groupements de commerçants, Mme Pannier-Runacher a assuré qu'il "ne fallait pas limiter le propos (sur l'indemnisation) à la zone rouge de Biarritz".

"On a fait le point commune par commune et on a vu qu'il y avait des situations différenciées. Tout le monde a joué le jeu et il peut y avoir eu des conséquences hors de cette zone rouge", a-t-elle dit, citant les communes de Bayonne, Anglet, Hendaye et Bidart, voisines de Biarritz.

"Le sentiment commun c'est que cette première enveloppe n'est qu'une première étape", a-t-elle estimé.

Selon la secrétaire d'État, la somme correspond "peu ou prou à l'argent que l'on a pu verser aux commerçants lors des travaux de Notre-Dame de Paris ou lors de l'expérience des gilets jaunes".

Elle sera toutefois soumise à conditions: "Il n'y a aucune ambiguïté sur les commerçants qui ont été ouverts, mais il y en a aussi certains qui ont ouvert et se sont aperçus qu'ils ne pouvaient pas travailler. Pour ceux qui avaient pris leurs dispositions en amont et qui étaient fermés, il n'y aura en revanche pas d'indemnisation".

"L'objectif, c'est aussi d'avoir quelque chose d'équitable, vis à vis de toutes les interventions que l'on a pu faire après Notre-Dame ou avec les gilets jaunes, parce que pour les commerçants qui ont souffert des gilets jaunes, se dire qu'il y a un traitement spécifique pour Biarritz, ce serait discutable", a déclaré Agnès Pannier-Runacher.

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