Sommet européen : toujours pas de fumée blanche à Bruxelles

Sommet européen : toujours pas de fumée blanche à Bruxelles©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 20 juillet 2020 à 11h13

Les dirigeants européens butent notamment sur le montant des subventions qui pourront être accordées et que les Etats "frugaux" souhaitent voir réduit.

C'est le quatrième jour d'un sommet qui devait n'en durer que deux... Les dirigeants de l'Union européenne ont énormément de mal à se mettre d'accord mais ont tout de même fait état lundi matin de progrès dans la recherche d'un compromis sur un vaste plan de relance de l'économie du bloc. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, à la tête des Etats dits "frugaux", soit les pays partisans d'une stricte orthodoxie budgétaire, a toutefois prévenu que les discussions pouvaient encore se solder par un échec.

Les dirigeants européens butent notamment sur le montant des subventions qui pourront être accordées et que les Etats "frugaux" souhaitent voir réduit. Un accord se dessinerait cependant autour d'une somme de 390 milliards d'euros, un montant inférieur aux 500 milliards initialement proposés. Une nouvelle réunion plénière a été programmée à 16 heures.

"L'avenir de l'Europe au XXIe siècle"

Un accord est "toujours possible", a estimé lundi sur BFMTV le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. "Je le dis avec beaucoup de gravité, c'est l'avenir de l'Europe au XXIe siècle qui se joue dans les heures qui viennent à Bruxelles", a indiqué le locataire de Bercy.

De source française, citée par l'agence de presse Reuters, les discussions se sont durcies dimanche soir et Emmanuel Macron, suivi par Angela Merkel, ont "tapé du poing sur la table", le président français avertissant les Etats "frugaux" qu'ils mettaient en danger le projet européen.

Convaincre les uns et les autres

Lors d'un repas rassemblant dimanche soir les dirigeants européens, le président du Conseil Charles Michel s'était efforcé de convaincre les uns et les autres d'avancer vers une solution négociée, leur rappelant que la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus avait déjà tué 600.000 personnes dans le monde et que l'heure était à l'union.

Les Vingt-Sept recherchent depuis vendredi un accord sur un fonds de relance doté de 750 milliards d'euros pour tenter de faire repartir leurs économies, paralysées par la fermeture de larges pans de l'activité afin de lutter contre la propagation du COVID-19. Une proposition de porter le budget pluriannuel commun de l'UE à un peu moins de 1.100 milliards d'euros sur sept ans (2021-2027) est également à l'étude.

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