Stations de ski: à Luchon, les professionnels espèrent encore une ouverture pour Noël

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Des professionnels de la montagne manifestent pour la réouverture des stations de ski le 4 décembre 2020 à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne)
Des professionnels de la montagne manifestent pour la réouverture des stations de ski le 4 décembre 2020 à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne)
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© AFP, GEORGES GOBET

AFP, publié le vendredi 04 décembre 2020 à 18h30

Plusieurs centaines de professionnels de la montagne ont participé vendredi à une marche solidaire à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) pour réclamer l'ouverture des stations de ski pour les fêtes de Noël et éviter une "catastrophe économique".

"Économiquement, c'est une catastrophe. C'est la mort de nos vallées", affirme l'initiateur de la manifestation et porte-parole du collectif du Haut Comminges, Christophe Deschamps, pestant contre la décision du gouvernement de fermer les remontées mécaniques pour Noël.

"On se demande comment on peut s'entasser dans le métro et ne pas pouvoir aller sur un télésiège à quatre et descendre une piste en famille", s'indigne ce propriétaire d'une maison d'hôtes à Luchon.

"On veut montrer au gouvernement qu'on est prêt à faire tous les efforts pour pouvoir ouvrir nos stations", souligne Véronique, qui tient un magasin de jeu et d'ameublement dans la station thermale.

Audrey, une restauratrice dénonce une décision "complètement incohérente" ne comprenant pas la logique de maintenir les remontées mécaniques fermées dans une station ouverte. "Après six mois de fermeture cette année, cela peut nous faire perdre nos commerces", ajoute Benoît, un autre restaurateur de la commune.

"Certains départements ont leurs services des urgences saturés, mais pas chez nous", affirme Manon Escoubet, restauratrice sur le domaine de Superbagnères et qui plaide pour des mesures sanitaires territorialisées.

De son côté, le directeur de la station de Peyragudes insiste pour que le gouvernement apporte "des précisions sur les compensations".

"Le fonds de solidarité ne répond pas à la problématique des stations. Le gouvernement nous parle d'indemnisation mais on a besoin de savoir sur quoi elle va porter et ce qu'elle va prendre comme assiette", s'inquiète-t-il.

Face à l'émoi des professionnels de la montagne, plusieurs régions, notamment la Nouvelle Aquitaine, l'Occitanie, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est, l'Auvergne-Rhône-Alpes ont indiqué jeudi qu'elles avaient déposé un référé-liberté devant le Conseil d'Etat contre la décision du gouvernement de fermer les remontées pour les fêtes de Noël.

La décision est attendue en début de semaine prochaine.

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