Stéphane Le Foll, grand favori pour prendre la tête du PS

Stéphane Le Foll, grand favori pour prendre la tête du PS©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 07 mars 2018 à 09h48

Ce soir, mercredi 7 mars, les quatre candidats au poste de premier secrétaire du PS vont débattre simultanément sur LCI et RTL. Stéphane Le Foll, Luc Carvounas, Olivier Faure et Emmanuel Maurel vont s'affronter en direct sur trois thèmes pré-déterminés : l'exercice du pouvoir, les enjeux écologiques, économiques et sociaux, l'Europe et la mondialisation.

En attendant ce débat et l'enjeu de l'audience, ce qui n'est pas gagné au vu des récents scores réalisés par le parti socialiste dans le cadre des dernières élections nationales, Stéphane Le Foll, fidèle de François Hollande, arrive nettement en tête des préférences des militants socialistes (38%) pour décrocher le poste, loin devant ses rivaux, selon un sondage Harris Interactive pour Le Figaro, LCI et RTL.

Problème de notoriété

D'après cette enquête, 38% des sympathisants du PS estiment que l'ancien ministre de l'Agriculture ferait "le meilleur premier secrétaire du Parti socialiste" loin devant Olivier Faure (5%), donné favori du vote interne, Emmanuel Maurel (4%) et Luc Carvounas (1%). Point inquiétant, les militants eux-mêmes sont 52% à déclarer ne pas connaître suffisamment les candidats pour se prononcer...

A l'échelle de l'ensemble des Français, Stéphane Le Foll arrive aussi en tête avec 14%, devant Olivier Faure (3%), Emmanuel Maurel (2%) et Luc Carvounas (1%), sachant que 80% des personnes interrogées ne connaissent pas assez les candidats pour se prononcer !

Rappelons que les militants socialistes sont appelés à désigner le premier secrétaire du parti le 29 mars après un vote le 15 mars sur les motions qui leur seront soumises... Stéphane Le Foll, l'ex-ministre de l'Agriculture de François Hollande, part donc avec l'énorme avantage de sa notoriété par rapport à ses challengers quasiment inconnus du grand public. Il propose de "redresser" le parti après une année 2017 noire marquée par les débâcles électorales et les défections.

Défi à relever

"A partir de maintenant, je suis décidé à relever un défi, des défis pour lesquels le Parti socialiste a besoin à la fois de se renouveler, de s'adapter, d'être à nouveau entendu", avait-il déclaré sur BFMTV en janvier dernier. Le député de la Sarthe avait révélé avoir réfléchi à sa candidature depuis "cinq ou six mois".

"Ce n'est pas parce qu'il y a des difficultés qu'il faut abandonner le navire, au contraire", avait-il ajouté. "Il faut essayer de faire en sorte de le redresser, de se donner les moyens de s'adapter à un contexte qui a complètement changé."

Dans une interview accordée au 'Maine Libre', le Sarthois ne cachait pas que sa décision découlait directement de celle de Najat Vallaud-Belkacem, l'ex-ministre de l'Education nationale, de renoncer au poste... "Najat Vallaud-Belkacem a pris sa décision que je respecte. Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement car nous aurons besoin d'elle..."

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