"Taxe numérique" : Bruno Le Maire répond à Washington

"Taxe numérique" : Bruno Le Maire répond à Washington
assemblée nationale octobre 2017

Boursier.com, publié le mercredi 13 mars 2019 à 09h30

Les Etats-Unis jugent le nouvel impôt français sur les géants du numérique "très discriminatoire". Bercy réplique.

Bruno Le Maire a répondu mercredi matin aux attaques de Washington dans le dossier de la taxe numérique présentée la semaine dernière par Bercy. "Ces menaces ne servent à rien, ce chantage ne sert à rien, tout le monde sait qu'il faudra demain taxer les activités numériques", a déclaré le ministre français de l'Economie et des Finances sur LCI.

"J'invite nos amis américains, comme je l'ai fait avec le secrétaire américain au Trésor quand il était à Paris à venir travailler avec nous à l'OCDE à une juste taxation du numérique, ce sera plus efficace que les menaces", a-t-il ajouté.

"Très discriminatoire"

Chip Harter, responsable de la fiscalité internationale au Trésor américain, a dénoncé mardi comme "très discriminatoire" à l'égard des entreprises américaines le projet français de taxe de 3% sur le chiffre d'affaires des Google, Apple et autres géants mondiaux du numérique et indiqué que Washington étudiait la possibilité de riposter.

Chip Harter a lui aussi plaidé pour une réforme globale de la fiscalité du numérique sur la base des travaux menés dans le cadre de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Bruno Le Maire soulignant que la France retirera sa propre taxe "dès qu'il y aura une taxation internationale".

Une solution au niveau de l'OCDE

Cet impôt national concernera les très grandes entreprises réalisant un chiffre d'affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d'euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d'euros sur le sol français.

C'est faute d'avoir rallié l'ensemble de ses partenaires européens au projet que la France a présenté mercredi dernier son projet de taxe de 3% sur le chiffre d'affaires des Google, Apple et autres géants mondiaux du numérique. Moteur dans ce dossier, Paris n'abandonne pas l'espoir de parvenir à une solution au niveau international d'ans le cadre de l'OCDE. La taxe, rétroactive au 1er janvier 2019, concerne une trentaine de sociétés.

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