Télétravail : Laurent Berger espère un accord avec le patronat "dans les jours à venir"

Télétravail : Laurent Berger espère un accord avec le patronat "dans les jours à venir"
Laurent Berger CFDT

Boursier.com, publié le mardi 22 septembre 2020 à 11h13

"Ce qu'on demande au patronat, c'est qu'on ait une négociation sur un accord-cadre sur la manière dont le télétravail doit s'organiser dans les accords d'entreprises et de branches", a expliqué le secrétaire général de la CFDT...

La réunion de la dernière chance ? Alors que syndicats et patronat doivent se rencontrer ce mardi pour finaliser un "diagnostic paritaire" sur le télétravail post-confinement, le secrétaire général de la CFDT espère voir les négociations aboutir sur un accord-cadre au niveau national "dans les jours à venir". Les discussions s'annoncent toutefois tendues alors que chacun campe sur ses positions.

"On est quasiment arrivés à un diagnostic partagé sur ce qu'est le télétravail et ce qu'il doit être", a indiqué Laurent Berger sur 'Europe 1'. "Maintenant, ce qu'on demande au patronat, c'est qu'on ait une négociation sur un accord-cadre sur la manière dont le télétravail doit s'organiser dans les accords d'entreprises et de branches", a-t-il ajouté.

Laurent Berger a ainsi appelé le Medef, la CPME et l'U2P à "s'engager vers la définition d'un cadre global sur le télétravail". "Sinon cela va se faire un peu n'importe comment" à l'échelle des entreprises, a-t-il prévenu.

Dernier accord en 2005

Alors que le dernier texte encadrant le télétravail remonte à 2005, le secrétaire général de la CFDT estime que l'application de cette forme de travail à un niveau plus global qu'aujourd'hui doit se faire sous plusieurs conditions : il doit être "sur la base du volontariat", "être réversible" et "de bonnes conditions matérielles en termes informatiques et ergonomiques" doivent être assurées.

"Ce serait complètement idiot de la part du patronat de ne pas s'engager dans ces discussions et j'ai bon espoir qu'il le fasse", a insisté Laurent Berger. L'ensemble des syndicats représentatifs (CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, FO) pensent nécessaire d'adopter un nouvel accord national interprofessionnel.

Le patronat prêt à faire un geste d'ouverture ?

La semaine dernière, le secrétaire général avait déjà averti, lors d'une conférence de presse, que la CFDT "ne signera pas s'il n'y a pas un engagement du patronat à ouvrir une négociation car cela laisserait les entreprises dans un 'no man's land'".

De leur côté, le Medef et la CPME affirment qu'il est inutile d'encadrer davantage cette pratique alors que tout s'est globalement bien déroulé durant le confinement, préférant se contenter d'un "diagnostic partagé" posant les enjeux du sujet et renvoyant ses modalités concrètes à des accords de branche ou d'entreprise. Selon 'Les Echos', les organisations patronales devraient toutefois faire "un geste d'ouverture" envers les syndicats.

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