Tom Enders assure que son mandat à la tête d'Airbus "court jusqu'en 2019"

Tom Enders assure que son mandat à la tête d'Airbus "court jusqu'en 2019"

Le patron d'Airbus Tom Enders lors d'une interview accordée à l'AFP à Amsterdam, le 12 avril 2017

A lire aussi

AFP, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 00h02

Le patron d'Airbus Tom Enders a assuré mardi à l'AFP que son mandat à la tête d'Airbus "court jusqu'en avril 2019" et que toute décision sur son avenir relève du conseil d'administration et de lui-même, après des informations selon lesquelles il ne briguerait pas de troisième mandat.

"La décision sur mon avenir en tant que président exécutif d'Airbus n'est prise ni par la presse française ou le gouvernement français, ni par aucun gouvernement", a affirmé le patron du constructeur européen dans une déclaration à l'AFP. 

"Elle est prise soit par le conseil d'administration (...) soit par moi-même et idéalement par un consensus entre le conseil et moi-même. Mon actuel mandat court jusqu'en avril 2019 et c'est le calendrier sur lequel je travaille", a-t-il ajouté.

Le Figaro a affirmé mardi soir sur son site internet que Tom Enders ne briguerait pas un troisième mandat.

"Tom a informé l'Élysée très récemment qu'il ne briguerait pas un troisième mandat", indique le quotidien sans dévoiler la nature de sa source. Selon le journal, le dernier conseil d'administration du groupe en 2017 (qui se tiendra jeudi, ndlr) doit entériner la non-reconduction du dirigeant allemand à la tête du groupe à l'issue de son mandat.

"Aucune décision n'a été prise, ce que nous voyons dans la presse française n'est que pure spéculation", a indiqué à l'AFP un porte-parole d'Airbus en réaction à cet article, sans autre commentaire.

Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a "pas fait de commentaire".

Le quotidien affirme aussi que ce départ entraînera celui du numéro deux du groupe, Fabrice Brégier, directeur général délégué (COO) et président d'Airbus aviation commerciale.

Les administrateurs ont prévu d'officialiser ce départ en février 2018, croit encore savoir le quotidien, qui estime que le patron d'Airbus est "fragilisé par des enquêtes pour soupçon de corruption en Europe contre Airbus".

Airbus est sous le coup d'investigations du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des irrégularités sur des transactions, faits qu'il avait lui-même dénoncés en 2016.

Il est aussi visé par deux autres enquêtes en Autriche et en Allemagne autour de la vente d'avions de combat de type Eurofighter à Vienne. Selon le parquet général de Munich, la justice allemande dispose "de peu de preuves de corruption".

En Autriche, Tom Enders figure parmi les personnes visées par l'enquête sur la vente des 18 avions de combat Eurofighter en 2003. A l'époque, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus.

Dans un entretien au quotidien allemand Handelsblatt publié à la mi-octobre, le patron d'Airbus avait assuré qu'il ne "s'accrocherait pas" à la tête du groupe, tout en jugeant que le moment de partir n'était pas venu.

"Pour moi deux choses comptent. D'abord qu'est-ce qui est mieux pour l'entreprise, et ensuite comment protéger ma réputation et mon intégrité ?", avait-il dit lors de cette interview diffusée par le quotidien allemand des affaires.

"Je ne m'accroche pas à mon job. Vous pouvez compter sur une chose: si je ne fais plus partie de la solution, alors j'espère m'en rendre compte et tirer les conséquences qui s'imposent. Mais on n'en est pas là", avait-il ajouté.

Lors de l'assemblée générale d'Airbus en avril 2017, Tom Enders avait laissé entendre qu'il était prêt pour un nouveau mandat à la tête du constructeur aéronautique.

Tom Enders, aux commandes depuis juin 2012, effectue actuellement son deuxième mandat à la tête du groupe.

 
1 commentaire - Tom Enders assure que son mandat à la tête d'Airbus "court jusqu'en 2019"
  • avatar
    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 12 12 2017 à 13 26
    je pense que pour bien comprendre et connaître les valeurs de l'UMP, le plus simple est encore d'écouter un discours de Chirac ( facile à trouver sur internenette) et qui s'appelle du bruit et de l'odeur , ou quelque chose comme ça.

    Un fois entendu ce que disait Chirac en 91, cela permet de savoir qui aurait traverser des " lignes rouges" comme dit M, Juppé et surtout de savoir dans quel sens.

    de wikipédia :

    Le discoursLe 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR, Jacques Chirac prononce le discours qui contient l'expression le « bruit et l'odeur ». Voici un extrait5, portant sur l'immigration :

    « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n'avait pas l'épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n'aurait rien à bouffer le soir8 ? »

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]