Transport : pas de retour à la normale avant 2022 ?

Transport : pas de retour à la normale avant 2022 ?
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Boursier.com, publié le vendredi 17 juillet 2020 à 05h25

L'impact du Covid-19 est d'autant plus important que l'activité économique ralentissait déjà avant la crise, selon l'assureur-crédit Coface.

Des avions cloués au sol, des trains et des bateaux bloqués... La crise du coronavirus et les mesures de confinement décidées un peu partout dans le monde ont quasiment mis à l'arrêt le secteur du transport pendant de longues semaines. Si l'activité repart progressivement, le retour à la normale ne devrait pas avoir lieu avant 2022, selon la dernière étude de Coface.

L'assureur-crédit indique que dans son "scénario central", le chiffre d'affaires des sociétés cotées du secteur mondial des transports sera inférieur de 32% au 4ème trimestre 2020 et de 5% au 4ème trimestre 2021 par rapport à la même période en 2019.

Dans l'hypothèse d'une deuxième vaguede la pandémie au 3ème trimestre 2020, le chiffre d'affaires serait en baisse de 57% au 4ème trimestre 2020 et de 27% au 4ème 2021.

"L'impact de la COVID-19 est d'autant plus important que l'activité économique ralentissait déjà avant la crise", écrivent les auteurs de cette étude...

Un chiffre d'affaires en chute libre pour l'aérien

Concernant le transport aérien, qui est de loin le plus touché par la crise sanitaire, les projections sont particulièrement pessimistes. Son chiffre d'affaires devrait baisser de 51% dans le scénario de référence et de 57% dans l'hypothèse d'une seconde vague au 3ème trimestre 2020.

Selon l'IATA (International Air Transport Association), le trafic aérien a diminué de 94% en glissement annuel en avril 2020, et ne devrait pas retrouver son niveau d'avant COVID avant plusieurs années, rappelle l'assureur-crédit.

"La baisse de l'activité des passagers aériens a entraîné une forte diminution de la capacité de fret aérien, car la majeure partie du fret aérien est transportée par des avions de passagers dans le "ventre" de l'avion", explique par ailleurs Coface.

Le fret résiste un peu mieux, surtout en Chine...

Les segments du transport maritime et ferroviaire ont connu également une forte détérioration de leur activité au niveau mondial, même si certains marchés (comme le fret ferroviaire entre la Chine et l'Europe) s'en sortent relativement mieux...

"Le commerce ferroviaire entre la Chine et l'Europe a fortement augmenté, passant de 80 trains en 2013 à près de 5.000 en 2018", avec un nombre de conteneurs en forte hausse. "Cependant, ces volumes restent modestes par rapport au fret maritime", note Coface.

Ce mode de transport offre un bon compromis, car plus abordable (mais plus lent) que le fret aérien et plus rapide (mais plus cher) que le fret maritime. Autre avantage de taille, il est moins polluant, avec moins d'émissions de CO2...

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