Trois candidats pour la reprise des deux fonderies du Poitou

Trois candidats pour la reprise des deux fonderies du Poitou
Fonderie

Boursier.com, publié le vendredi 01 mars 2019 à 10h10

Le groupe américain Sekco, un fonds d'investissement allemand et le groupe britannique Liberty House sont sur les rangs. Les syndicats estiment qu'ils ne reprendront pas assez de salariés.

Le délai avait été limité à jeudi... Trois offres ont été déposées pour la reprise des deux fonderies du Poitou, situées à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne). En redressement judiciaire, elles emploient environ 750 salariés, et fabriquent des carters et des culasses pour l'automobile, en majorité pour Renault (60% l'activité). Le constructeur invoque une baisse des commandes liées aux difficultés du diesel.

Ces trois offres de reprise globale ont été déposées devant les tribunaux de commerce de Lyon et de Poitiers. Les deux entreprises, la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou et la Fonderie du Poitou Fonte, sont voisines.

Une offre déposée par Sekco

Selon le syndicat, le groupe américain Sekco a déposé une offre qui prévoit de conserver 244 salariés sur 343 à la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou qui fabrique des culasses en aluminium pour Renault et 335 sur 406 à la Fonderie du Poitou Fonte qui produit des carters notamment pour Renault.

Sekco demande à Renault d'assurer un volume de commandes sur trois ans d'un montant de 86 millions d'euros par an sur les deux usines (40 et 46 millions d'euros).

Une autre par un fonds allemand

La deuxième offre émane de l'Allemand Marcus Schruefer, président d'un fonds d'investissement. Il propose de conserver environ 300 salariés sur 749 et veut mettre Renault à contribution par un volume de commandes sur trois ans d'un montant de 78 millions d'euros (38 et 40 millions d'euros).

Une autre par Liberty House

Le troisième candidat à la reprise des deux usines est le groupe britannique Liberty House qui avait déjà fait une offre de reprise pour la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou, qui prévoyait un plan social de 125 suppressions d'emplois. Celui-ci a demandé un délai pour formaliser son offre. Elle devait être connue par les représentants du personnel jeudi dans la soirée.

Trop d'emplois détruits ?

"Pour nous, ces offres sont insuffisantes et mettent en cause de nombreux emplois", a indiqué à Reuters Géry Bégeault (CGT), secrétaire du CE de Saint-Jean Industries Poitou.

Vendredi dernier, 350 à 400 salariés des deux fonderies s'étaient rendus devant l'usine Renault du Mans (Sarthe) pour revendiquer une reprise des deux sites par le constructeur automobile, leur principal client.

Lundi, les représentants syndicaux du personnel ont été reçus à Bercy en présence de Bruno Moustacchi, manager général redéploiement fournisseurs de Renault. Les tribunaux de commerce concernés statueront les 19 et 21 mars.

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