Troisième séance de baisse d'affilée à la Bourse de Paris, qui cède 0,39%

Troisième séance de baisse d'affilée à la Bourse de Paris, qui cède 0,39%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 23 mars 2021 à 18h22

La Bourse de Paris a perdu 0,39% mardi, en baisse pour la troisième séance d'affilée, avant une audition du président de la Réserve fédérale américaine, pénalisée par une troisième vague épidémique en Europe qui risque de peser sur la reprise économique.

La Bourse de Paris a perdu 0,39% mardi, en baisse pour la troisième séance d'affilée, avant une audition du président de la Réserve fédérale américaine, pénalisée par une troisième vague épidémique en Europe qui risque de peser sur la reprise économique.

L'indice vedette CAC 40 a cédé 23,18 points à 5.945,30 points au lendemain d'un recul de 0,49%. La place parisienne avait rétrogradé sous les 6.000 points vendredi, clôturant en recul de 1,07%.

"Depuis le début de la semaine, la situation sanitaire préoccupe le marché" en Europe, observe Alexandre Baradez, analyste chez IG France, interrogé par l'AFP.

Les investisseurs ont saisi l'opportunité de prendre des bénéfices après les mouvements haussiers des semaines précédentes qui ont ramené l'indice CAC 40 à ses niveaux les plus élevés depuis plus d'un an.

Ils attendaient le rendez-vous principal de la journée : l'audition du président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell et de la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, prévues à Washington.

L'Allemagne, confrontée à une hausse "exponentielle" des contaminations et à un nouveau variant "beaucoup plus létal" du Covid va se placer en verrouillage renforcé pendant tout le week-end de Pâques.

En France, quelques 35 "vaccinodromes" seront opérationnels les prochains jours. Le président Emmanuel Macron a promis encore d'accélérer la vaccination, en l'élargissant dès ce week-end aux plus de 70 ans et aux enseignants en avril.

Alors que la vaccination est perçue comme cruciale face à la troisième vague de la pandémie en Europe, un institut américain a mis en doute mardi l'efficacité revendiquée par le laboratoire AstraZeneca pour son vaccin.

Les Vingt-Sept, en conflit avec le groupe suédo-britannique pour des livraisons nettement inférieures aux prévisions, se réuniront en sommet jeudi et vendredi.

La détente des taux souverains depuis le début de la semaine a permis aux valeurs de croissance de repartir de l'avant.

En revanche, les secteurs (matières premières, banques, tourisme, transports) qui ont ces derniers temps tiré à la hausse les marchés sur fond de rotation sectorielle, ont corrigé sous le coup de prises de bénéfices en voyant la reprise économique s'éloigner.

Les pétrolières déchantent

Les valeurs pétrolières ont décliné dans le sillage des prix de l'or noir qui baissaient nettement en raison des reconfinements. Total a perdu 0,73% à 39,44 euros, TechnipFMC -0,84% à 6,39 euros et CGG  -2,50% à 1,04 euro.

Prises de gains sur l'automobile 

Les titres du secteur automobile, valeurs cycliques sensibles aux perspectives de croissance, ont corrigé fortement : Stellantis a régressé de 3,28% à 14,20 euros. Renault s'est déprécié pour sa part de 3,37% à 36,99 euros. L'équipementier Plastic Omnium a chuté de 4,72 % à 30,26 euros et Faurecia de 3,91% à 45,44 euros.

Voyant au vert pour EssilorLuxottica

Le titre a gagné 1,62% à 131,75 euros, galvanisé par le feu vert de la Commission européenne au rachat de l'opticien néerlandais GrandVision à condition que le géant franco-italien cède environ 350 boutiques en Belgique, en Italie et aux Pays-Bas.

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