Uber dévoile "un nouveau modèle" pour les chauffeurs et livreurs indépendants

Uber dévoile "un nouveau modèle" pour les chauffeurs et livreurs indépendants
uber vtc

Boursier.com, publié le mardi 11 août 2020 à 11h45

La plateforme, qui souhaite renforcer les avantages sociaux des travailleurs indépendants, a toutefois rappelé sa volonté de ne pas les considérer comme des salariés...

Un nouveau "contrat social", mais pas de salariat... Dans un document de 18 pages publié lundi, la plateforme américaine a présenté un "nouveau modèle" pour "les millions d'indépendants qui travaillant via des plateformes comme Uber", qui doit notamment permettre d'améliorer leurs avantages sociaux...

"Nous pensons que ces travailleurs indépendants devraient avoir droit à un accès continu à ces opportunités de revenus flexibles, à de nouveaux avantages qu'ils peuvent choisir et à des protections adaptées à leur travail...", a expliqué la plateforme de réservation de VTC, qui opère aussi dans la livraison de repas à domicile.

Parmi ses propositions, Uber évoque notamment la création par les entreprises de la "gig economy" (ou "l'économie à la tâche) d'une "caisse dédiée aux avantages sociaux", qui pourrait être utilisée pour la couverture santé ou des congés payés.

Pressions juridiques

L'entreprise de VTC souhaite également "offrir aux travailleurs une assurance contre les accidents du travail couvrant les frais médicaux et les indemnités d'invalidité pour les accidents et les blessures qui surviennent pendant la conduite ou la livraison" et a appelé le gouvernement à obliger le secteur à offrir une telle couverture. Uber espère que ses suggestions servent de modèle au secteur...

Ces propositions interviennent alors qu'Uber et plusieurs de ses concurrents, dont Lyft, font face à des pressions juridiques pour se conformer à une loi entrée en vigueur le 1er janvier 2020 en Californie. Elle oblige les entreprises à requalifier leurs contractuels en salariés, et ainsi, à les rendre éligibles aux allocations chômage et à divers avantages sociaux...

Or, Uber et Lyft refusent d'appliquer la loi et ont d'ailleurs lancé une contre-offensive sous forme de référendum populaire qui doit être soumis aux électeurs lors des élections générales du 3 novembre.

Prêt à payer plus pour "offrir de nouveaux avantages"

Dans une tribune au 'New York Times', le PDG de la plateforme de réservation de VTC Dara Khosrowshahi a également estimé qu'une requalification des chauffeurs Uber en salariés conduirait à une baisse du nombre total de conducteurs, une disponibilité de l'application dans un nombre moins important de villes ou encore une hausse du prix des courses. S'appuyant sur des sondages, il affirme par ailleurs que nombreux chauffeurs souhaitent rester indépendants pour profiter d'une "plus grande flexibilité" professionnelle...

"Une enquête récente commandée par Uber et d'autres entreprises a révélé que deux conducteurs d'applications sur trois arrêteraient de conduire si leur flexibilité était compromise", a-t-il précisé...

"Uber est prêt, dès maintenant, à payer plus pour offrir aux conducteurs de nouveaux avantages et protections. Mais l'Amérique doit changer le statu quo pour protéger tous les travailleurs, pas seulement une forme de travail", a ajouté Dara Khosrowshahi...

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