Uber et Lyft : première victoire sur le statut des VTC en Californie

Uber et Lyft : première victoire sur le statut des VTC en Californie
Passant devant le Lyft Driver Hub de Los Angeles, Californie.

Boursier.com, publié le vendredi 21 août 2020 à 10h34

La cour californienne, qui avait donné jusqu'à ce vendredi à Uber et Lyft pour requalifier les conducteurs en employés leur a finalement accordé un délai...

Pas d'interruption de service pour Uber et Lyft... Alors qu'Uber était contraint de requalifier ses chauffeurs en employés en Californie, le PDG de la plateforme de réservation de VTC Dara Khosrowshahi avait évoqué la possibilité de "fermer" toutes ses opérations dans cet Etat américain.

Son concurrent aux Etats-Unis Lyft prévoyait également d'interrompre ses services dès jeudi à 23h59, alors que le juge de cet Etat américain avait donné 10 jours, soit jusqu'à ce vendredi, aux deux sociétés pour se mettre en conformité avec la loi AB5 sur le statut des travailleurs indépendants.

Mais la cour d'appel a finalement décidé d'accorder un délai aux deux entreprises dans la requalification des conducteurs en employés. "La cour californienne a accédé à notre demande de prolonger le délai, afin que nos opérations puissent se poursuivre sans interruption, pour le moment", a écrit jeudi Lyft sur son blog.

Référendum en novembre

L'entreprise technologique américaine a tenu également à remercier les "dizaines de milliers de chauffeurs, de cyclistes et de fonctionnaires qui ont exhorté la Californie à maintenir le service disponible pour tant de personnes qui en dépendent".

"Nous sommes heureux que la Cour d'appel ait reconnu les questions importantes soulevées dans cette affaire et que l'accès à nos services essentiels ne sera pas interrompu. Nous continuerons de défendre le droit de nos chauffeurs à choisir librement de travailler comme ils le souhaitent", a déclaré de son côté Uber dans un communiqué.

Pour rappel, le procureur de Californie estime que les deux leaders américains des trajets en VTC imposent des statuts précaires à leurs chauffeurs, les privant ainsi de droits sociaux comme l'assurance maladie, ou le salaire minimum. Depuis le début, les deux entreprises luttent contre cette loi, estimant qu'elle met à mal leur modèle économique. Un référendum, poussé par Uber et Lyft, doit avoir lieu en novembre prochain pour tenter d'annuler le texte californien.

"80% des chauffeurs perdraient leur travail"

Comme Uber, Lyft estime que "les passagers connaîtraient une réduction du service, en particulier dans les zones rurales et en banlieue", si la plateforme était contrainte d'adopter le modèle traditionnel du salariat. En outre, "80% des chauffeurs perdraient leur travail et les autres auraient des horaires de travail fixes et un salaire horaire plafonné", ajoute l'entreprise.

Uber assure également que les chauffeurs veulent rester indépendants. S'appuyant sur des sondages, le PDG de la plateforme de réservation de VTC avait en effet déclaré, dans une tribune au 'New York Times', que nombreux chauffeurs souhaitent rester indépendants pour profiter d'une "plus grande flexibilité" professionnelle...

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