Uber va accorder des droits sociaux aux chauffeurs britanniques

Uber va accorder des droits sociaux aux chauffeurs britanniques
Uber

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 17 mars 2021 à 12h24

L'ensemble des chauffeurs, qui sont plus de 70.000 en Grande-Bretagne, vont percevoir le salaire minimum dans le cadre d'un accord conclu après une décision de justice.

L'ensemble des chauffeurs, qui sont plus de 70.000 en Grande-Bretagne, vont percevoir le salaire minimum dans le cadre d'un accord conclu après une décision de justice.

C'est une première mondiale et une victoire majeure pour les syndicats... Après une retentissante défaite devant la Cour suprême le mois dernier, le géant américain des services de véhicules de transport (VTC) Uber va accorder à ses chauffeurs britanniques le statut de travailleurs salariés.

Ainsi, l'ensemble de ses chauffeurs, qui sont plus de 70.000 en Grande-Bretagne, vont percevoir dès ce mercredi le salaire minimum dans le cadre d'un accord conclu après une décision de justice à l'encontre de l'entreprise américaine. Un profond changement donc pour les conducteurs qui étaient jusqu'ici des travailleurs indépendants.

L'accord prévoit bien la classification des chauffeurs comme travailleurs, avec toutefois moins de droits que ceux considérés comme salariés - lesquels ont droit aussi à des congés maladie et au congé parental.

Plainte de deux anciens chauffeurs Uber

Pour rappel, alors qu'une une plainte avait été déposée par deux anciens chauffeurs Uber, un tribunal britannique a jugé en 2016 que les chauffeurs étaient devaient disposer de droits tels que des congés payés, poussant le géant américain à interjeter appel devant la Cour suprême britannique. La plus haute juridiction a ainsi confirmé la décision le mois dernier.

A l'époque, Uber avait indiqué qu'il mènerait des consultations avec les chauffeurs, tandis que des avocats avaient estimé que plusieurs mois pourraient être nécessaires pour que la décision de justice soit étudiée dans le détail lors d'une nouvelle audience devant un tribunal du travail.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.