Un premier accord de rupture conventionnelle collective négocié, chez PSA

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 Les mesures d'incitation au départ de PSA sont les mêmes que celles négociées lors d'un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

Les mesures d'incitation au départ de PSA sont les mêmes que celles négociées lors d'un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

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© AFP, Daniel ROLAND

AFP, publié le jeudi 18 janvier 2018 à 16h06

Le projet de 1.300 ruptures conventionnelles collectives présenté par le constructeur automobile PSA a reçu l'aval d'une majorité de syndicats, a-t-on appris jeudi de sources syndicales, une première application de ce dispositif de départs volontaires issu de la récente réforme du code du travail.

Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant ensemble plus de 58% des voix, ont indiqué à l'AFP vouloir signer le projet d'accord. Il prévoit en outre autant d'embauches en CDI en 2018.

La CGT (19,6%) s'y oppose, la CFE-CGC (19,4%) n'a pas fait connaître sa position.

Le document sera officiellement signé vendredi, à l'occasion d'un comité central d'entreprise consacré à la politique d'emploi 2018 du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Open, Vauxhall) en France.

Issues de la dernière réforme du code du travail, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) permettent de supprimer des postes via des départs volontaires, sans justification économique. Elles nécessitent un accord signé par des syndicats représentant au moins 50% du personnel.

Les Inrocks et la société du Figaro envisagent d'y recourir. La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie a été contrainte d'y renoncer, faute d'accord avec les syndicats.

Chez PSA, le projet discuté le 9 janvier s'inscrit "dans la continuité des mesures déjà existantes", où "le volontariat reste la règle", s'est justifiée la CFDT dans un communiqué.

Elle a estimé avoir "sécurisé cet accord afin qu'il ne soit pas un danger pour les salariés", mais "une opportunité pour ceux qui le désirent".

Les mesures d'incitation au départ sont les mêmes que celles négociées lors d'un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

Au global, PSA anticipe 1.300 ruptures conventionnelles collectives, 900 cessations d'activité de séniors (qui toucheront 70% de leur salaire brut les 2 ou 3 années précédant leur retraite effective) et plus de 6.000 mobilités internes. En contrepartie, l'entreprise s'engage à recruter "plus de 1.300" CDI (probablement 1.400, selon un porte-parole) et à accueillir "au moins 2.000 jeunes" apprentis en 2018.

Deuxième syndicat derrière FO, la CGT "refuse catégoriquement de signer ce nouveau plan de suppressions d'emplois, dont le détail par site et par catégorie est caché aux syndicats", a-t-elle fait valoir dans un communiqué.

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9 commentaires - Un premier accord de rupture conventionnelle collective négocié, chez PSA
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    Bastille -

    Peugeot a fait son calcul,les salariés âgés avec leur prime d'ancienneté de 20 25 30 ans leur coûte cher et en reprenant des jeunes avec des salaires de débutants sans la prime ils sont gagnants avec des bras tout neufs.Pour les anciens qui vont pouvoir partir avant l'âge de la retraite ce n'est que justice car ils ont leurs trimestres de versement en ayant travaillé très jeunes en 2x8 ou en nuits.

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    Chauny02 -

    on pousse les anciens à partir car ce sont eux qui coutent le plus chère et derrière on va embaucher des jeunes au smic bien sur chercher l erreur encore une entreprise qui va faire des actionnaires plus riche sur e dos des salaries

    de plus avec quelle retraite vont partir les seniors ?

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    cestoubon -

    Départ de 900 seniors, payés pendant 2 à 3 ans avant le départ en retraite, et l'on veut retarder les départs à la retraite?

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    danang -

    moi si on me le propose je prend de suite place aux jeunes enfin ceux qui veulent bosser .

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    gilles-vaucluse -

    Honte aux syndicats collabos!

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    papadilo69 -

    Avant de proclamer de telles inepties il est nécessaire de réfléchir , à terme ce sera un bien pour nos jeunes . De tout temps la CGT n'a jamais signé d'accord , tout juste bons a détruire l'emploi sans s'occuper vraiment des salariés pour ne favoriser que l'intérêt de leurs cadres

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    minos72 -

    les syndicats du medef en action

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