Un rapport parlementaire s'attaque à la "malbouffe"

Un rapport parlementaire s'attaque à la "malbouffe"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 26 septembre 2018 à 15h03

Des aliments trop gras, trop sucrés ou encore trop salés : il n'est pas toujours facile de s'y retrouver pour avoir une alimentation saine en achetant des produits transformés. La commission d'enquête parlementaire sur l'alimentation industrielle présente son rapport ce mercredi à l'Assemblée nationale et elle souhaite inciter le secteur agroalimentaire à mettre moins de sel, de sucre et d'additifs dans ses produits.

Nutri-score obligatoire

Les députés proposent d'encadrer plus strictement le secteur mais aussi de donner la possibilité aux consommateurs de faire des choix éclairés en rendant obligatoire le nutri-score. Cette échelle note les produits de A à E en fonction de leurs qualités nutritionnelles. Dans chaque aliment, la présence de bons et de mauvais nutriments est décomposée avec d'un côté les protéines, fibres, fruits et légumes, et de l'autre, ceux qui peuvent nuire, le sucre ou le sel par exemple.

Le rapport préconise de rendre obligatoire ce logo, aujourd'hui facultatif sur tous les aliments transformés. Le nutri-score a l'avantage de permettre des comparaisons faciles entre deux produits similaires afin de savoir celui qui est le plus sain. Les députés sont aussi favorables à la mise en place d'étiquettes indiquant l'origine du produit et la proportion d'additifs.

Moins d'additifs autorisés

Les parlementaires recommandent également de réduire la présence d'additifs, très utilisés par les industriels dans les aliments transformés et ultra-transformés pour en améliorer la saveur ou la texture. Près de 340 additifs sont autorisés aujourd'hui, leur nombre passerait à 48 en 2025, soit uniquement ceux autorisés dans les produits biologiques. Leur nombre serait aussi limité par produit.

En avril, une enquête de '60 millions de consommateurs' avait pointé du doigt la quantité de sucres, sels, graisses et additifs cachés dans des produits de consommation courante. Il y a "neuf additifs dans le yaourt Carrefour aux fruits recette crémeuse, sept dans le Taillefine aux fraises, et 12 dans le panier de Yoplait nature sur fruits", précisait alors l'association.

Restauration collective

Le rapport évoque aussi la teneur, en sel, en sucre et en graisse des aliments. Les Français consomment en moyenne 10 à 12 grammes de sel par jour, c'est beaucoup plus que les 3 grammes préconisés par l'Organisation mondiale de la santé. Les députés souhaiteraient donc rendre obligatoire la teneur maximale en sel à 18 grammes par kilo de farine puisqu'une part importante de l'apport vient du pain.

Autre volet balayé par le rapport : la nourriture en restauration collective. Il recommande de favoriser l'éducation au bien manger dans les écoles et de privilégier l'amélioration de la qualité des repas scolaire mais aussi à l'hôpital.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.