Un vaccin avant la présidentielle US, Donald Trump y croit

Un vaccin avant la présidentielle US, Donald Trump y croit
Donald Trump devant la presse, dans les jardins de la Maison blanche.

Boursier.com, publié le jeudi 06 août 2020 à 18h18

Le président américain, dont la cote de popularité a chuté à cause de sa gestion de la crise, aurait d'ailleurs intérêt à ce que ses prévisions se réalisent...

Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis pourraient disposer d'un vaccin contre le coronavirus avant l'élection présidentielle du 3 novembre... Une prévision bien plus optimiste que celles évoquées jusqu'à présent par ses propres conseillers en matière de santé.

Interrogé par un animateur de radio sur le calendrier de mise au point d'un vaccin, Donald Trump a répondu: "Avant la fin de l'année, peut-être plus tôt." "Avant le 3 novembre ?", lui a demandé l'animateur, Geraldo Rivera. "Je crois que dans certains cas, oui, c'est possible avant, mais bien aux alentours de cette date", a répondu le président.

150 candidats-vaccins testés

Plus de 150 candidats-vaccins sont en cours de développement et de test, dans le monde entier, pour tenter d'arrêter la pandémie. Plus d'une vingtaine d'entre eux sont en cours d'essais cliniques chez l'homme, notamment ceux de Moderna et d'AstraZeneca, avec parfois des résultats très prometteurs. Mais la patience est nécessaire et le calendrier chargé : les experts ont averti qu'il faudra 12 mois à 18 mois pour mettre au point un vaccin sûr et efficace.

Aux Etats-Unis, l'administration Trump a contribué à financer jusqu'à présent le développement de quatre vaccins potentiels contre le COVID-19 dans le cadre du programme "Operation Warp Speed" ("opération vitesse de la lumière"), qui a pour but de produire 300 millions de doses d'un vaccin d'ici la fin 2021. Le gouvernement fédéral a accordé des bourses d'au moins plusieurs centaines de millions de dollars aux groupes pharmaceutiques Johnson & Johnson, Moderna, AstraZeneca et Novavax.

Une cote de popularité en berne

La gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus par Washington pèse fortement sur la popularité de Trump, candidat à sa propre succession pour l'élection présidentielle de novembre... A tel point qu'il est devancé dans certains sondages d'opinion par le probable futur candidat démocrate, Joe Biden.

Réfractaire dans un premier temps au port du masque (avant de rétro-pédaler), l'actuel locataire de la Maison blanche s'est également fait remarquer par des déclarations fantaisistes sur de possibles traitements contre le virus - grâce à des injections de javel dans les poumons notamment. Ses opposants lui reprochent également ses positions contradictoires sur les tests de dépistage, et ses propos favorables à un déconfinement rapide, qui aurait finalement entraîné une flambée des cas.

Epidémie sous contrôle ?

Donald Trump, a affirmé en début de semaine que l'épidémie de coronavirus était "sous contrôle" aux Etats-Unis, dans une interview au site internet Axios. "Les gens meurent, c'est vrai", a-t-il dit. "C'est comme ça. Mais ça ne veut pas dire que nous ne faisons pas tout ce que nous pouvons. C'est sous contrôle autant que faire se peut. C'est un terrible fléau."

Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière, le nombre des cas confirmés dans le monde depuis l'émergence du virus s'élève désormais à 18,81 millions, dont 4,82 millions aux Etats-Unis

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