Une mobilisation poussive contre les réformes sociales

Une mobilisation poussive contre les réformes sociales©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 16 novembre 2017 à 19h52

Alors que les ordonnances réformant la Code du Travail sont en voie de ratification, plusieurs syndicats, CGT en tête, appelaient jeudi à manifester contre l'ensemble des réformes sociales prévues par le gouvernement. Cette 4ème journée de mobilisation depuis septembre a réuni un peu plus de manifestants que la 3ème, mais nettement moins que les mouvements de septembre.

La CGT, soutenue par les syndicats Solidaires, FO, Unef, UNL et FIDL, espérait une forte participation, recensant 172 manifestations à travers toute la France. Malgré l'appui, pour la première fois de FO, les cortèges sont toutefois restés clairsemés jeudi.

8.000 manifestants à Paris, 80.000 dans toute la France, selon le ministère

A Paris, le cortège a réuni 8.000 participants, selon la préfecture de police, et 40.000 selon la CGT. Ils avaient été 24.000 à défiler le 12 septembre, 16.000 le 21 septembre et 5.500 le 19 octobre, selon la police, lors des précédentes journées d'action à Paris.

Dans toute la France, le nombre de manifestants s'est élevé jeudi à 80.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, soit davantage que la journée du 19 octobre dernier ( 37.700 manifestants selon le ministère), mais moins que les deux précédentes journées du 21 septembre (132.000) et du 12 septembre (223.000).

Le mouvement a été très peu suivi au sein de l'Education nationale, où le taux moyen de grévistes n'a été que de 1,44%. Dans les transports en commun, les perturbations ont été minimes, notamment à la SNCF et dans les aéroports.

Les prochaines réformes en ligne de mire des syndicats

Au-delà des ordonnances de la loi Travail, les syndicats s'insurgent contre la hausse de la CSG, les mesures d'économies dans la fonction publique et s'inquiètent de la future réforme de l'assurance-chômage. Jean-Claude Mailly, le leader de Force ouvrière, qui a défilé à Marseille, a ainsi expliqué à la presse vouloir "alerter le gouvernement sur les discussions à venir, notamment sur l'assurance chômage, l'année prochaine les retraites mais aussi nos inquiétudes sur l'avenir du service public républicain".

De son côté, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a estimé que le recul la mobilisation montrait que le syndicalisme de la confrontation n'a plus la cote et que sa méthode de concertation portait ses fruits.

Les syndicats restent divisés face aux réformes voulues par Emmanuel Macron. La CGT affiche une opposition de principe, tandis que FO a rejoint tardivement le mouvement de protestation, et que la CFDT et la CFE-CGC ont fait le choix, tout en émettant des critiques, de négocier sur les prochaines réformes engagées (apprentissage, formation professionnelle, assurance chômage)

En attendant, le projet de loi de ratification des ordonnances sur le code du Travail sera examiné en séance publique par les députés du 21 au 24 novembre avant un vote prévu le 28 novembre.

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