UniCredit: meilleur premier trimestre depuis 2007, en avance sur son plan

UniCredit: meilleur premier trimestre depuis 2007, en avance sur son plan
Sur les trois premiers mois de l'année, le bénéfice net d'UniCredit a bondi de 22,6%, à 1,1 milliard d'euros

AFP, publié le jeudi 10 mai 2018 à 11h33

La banque italienne UniCredit a souligné jeudi être en avance sur son plan stratégique et confirmé tous ses objectifs, après avoir enregistré son meilleur premier trimestre depuis 2007.

Sur les trois premiers mois de l'année, son bénéfice net a bondi de 22,6%, à 1,1 milliard d'euros, un chiffre nettement meilleur qu'attendu. 

Selon le consensus de 25 analystes couvrant la banque, et fourni par celle-ci, ces derniers s'attendaient à un bénéfice net de 766 millions d'euros.

La banque a souligné que ses résultats, d'une façon générale, représentaient le "meilleur premier trimestre enregistré depuis 2007". 

Le bénéfice net opérationnel a progressé de 25,5%, à 1,9 milliard d'euros, là-aussi largement au-dessus du consensus (1,48 milliard).

En revanche, ses revenus ont baissé de 0,7%, à 5,1 milliards mais ce chiffre est là encore supérieur aux attentes (4,95 milliards). 

Le ratio de fonds durs propres ("CET1 fully loaded"), indice très suivi par les analystes car il mesure la capacité à faire face à des crises, a atteint 13,06%, contre 13,6% fin 2017, un niveau extrêmement élevé.

Le groupe souligne que ce ratio sera compris entre 12,3% et 12,6% à la fin 2018 et confirme qu'il sera supérieur à 12,5% en 2019.

Ces résultats ont été bien accueillis par les investisseurs: vers 07H30 GMT, le titre gagnait 2,12% à 17,91 euros à la Bourse de Milan, dans un marché quasiment à l'équilibre.

Les analystes de Jefferies, qui ont confirmé leur recommandation à l'achat sur le titre, ont souligné que le bénéfice net était "très au-dessus des attentes" et que plusieurs autres données, comme les commissions et les coûts, étaient aussi meilleures que prévu.

Depuis l'arrivée à sa tête de Jean-Pierre Mustier en juillet 2016, UniCredit --qui figurait alors parmi les banques les moins performantes lors de tests de résistance menés par l'Autorité bancaire européenne (EBA) -- a conduit une vaste réorganisation, qui s'est traduite positivement dans ses résultats financiers et en terme de solidité.

La banque a mené une augmentation de capital de 13 milliards d'euros, cédé plusieurs actifs, 17,7 milliards d'euros de créances douteuses brutes et est engagée dans la suppression de 14.000 emplois équivalents temps plein.

- Cessions de crédits détériorés -

"Tous les objectifs (du plan stratégique) Transform 2019 sont confirmés", a souligné M. Mustier lors d'une conférence téléphonique.

"Au début de sa deuxième année, Transform 2019 est en avance sur le calendrier et produit des résultats tangibles", a-t-il noté, avec notamment "le meilleur premier trimestre depuis plus d'une décennie".

732 agences ont déjà été fermées en Europe de l'Ouest et 10.586 équivalents temps plein supprimés, soit respectivement 78% et 75% des objectifs fixés d'ici 2019.

M. Mustier a aussi fait état d'une "accélération" de la cession de crédits détériorés. Le groupe entend céder 4 milliards de crédits détériorés bruts en 2018.

Il entend par ailleurs s'être débarrassé de son portefeuille "non core" (la "bad bank" interne du groupe) fin 2021 contre 2025 annoncé précédemment.

UniCredit a par ailleurs confirmé le paiement d'un dividende à 20% du bénéfice en 2018 et 30% en 2019. M. Mustier a précisé que l'objectif était à terme de porter ce ratio "jusqu'à 50%", si la solidité du capital de la banque et l'impact des régulations à venir le permettaient.

Par ailleurs, concernant les accusations portées par le fonds spéculatif Caius, qui a écrit à l'EBA pour remettre en cause le calcul par UniCredit de son CET1 en lien avec la comptabilisation des titres Cashes émis en 2008, M. Mustier a indiqué ne voir aucun impact de ces titres sur son ratio de fonds durs propres et affirmé que la banque respectait complètement les normes en vigueur dans son calcul.

Il a précisé que le groupe "évaluait d'éventuelles actions légales (contre Caius) pour protéger la banque et ses actionnaires".

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