Vaccination : l'armée attendue en renfort !

Vaccination : l'armée attendue en renfort !
astrazeneca

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 23 mars 2021 à 06h55

L'armée française va être impliquée dans la mise en place de vaccinodromes que les autorités prévoient d'ouvrir dans plusieurs départements, dont un au Stade de France, en Seine-Saint-Denis, dès le début du mois d'avril.

L'armée française va être impliquée dans la mise en place de vaccinodromes que les autorités prévoient d'ouvrir dans plusieurs départements, dont un au Stade de France, en Seine-Saint-Denis, dès le début du mois d'avril.

Alors que le rythme de la campagne de vaccination continue d'alimenter les polémiques en Europe et en particulier en France, l'armée devrait prochainement venir apporter son soutien logistique pour accélérer la manoeuvre. Alain Fischer, le président du conseil d'orientation sur la stratégie vaccinale, a précisé que l'armée française allait être impliquée dans la mise en oeuvre de vaccinodromesque les autorités prévoient d'ouvrir dans plusieurs départements, dont un au Stade de France, en Seine-Saint-Denis, dès le début du mois d'avril.

"L'armée va être impliquée. Elle sait faire, elle a une logistique et elle participera de cette activité", a-t-il expliqué sur BFMTV. "Plus il y a de corps professionnels et de compétences qui peuvent s'ajouter et vacciner, mieux c'est"...

Le gouvernement a pour objectif de vacciner 30 millions de Français d'ici l'été, dont 10 millions dès la mi-avril et 20 millions à la mi-mai... "Il faut un certain temps pour que la vie redevienne normale. Il faut que la circulation du virus ait franchement diminué et il faut que les personnes les plus fragiles soient protéger", a souligné Alain Fischer.

"Pour les personnes fragiles, d'ici fin mai on ne devrait pas être loin du but. Le retour d'une vie normale pourrait être à l'été, l'automne", a-t-il conclu.

Coût économique

La reprise économique en France et dans le reste de l'Union européenne sera fortement conditionnée dans les prochains mois à deux facteurs : le déploiement rapide des campagnes de vaccination et l'évolution des restrictions sanitaires destinées à freiner l'épidémie Covid-19.

Rappelons que la Commission Européenne ambitionnait de vacciner 70% de la population adulte d'ici l'été, objectif répété par sa présidente Ursula von der Leyen. Mais pour cela, il faut un rythme de vaccination nettement supérieur à celui actuellement observé, démontrait le mois dernier une étude réalisée par Euler Hermes. "Si le retard n'est pas compensé, il pourrait coûter près de 90 milliards d'euros à l'économie européenne en 2021, selon les calculs de l'établissement.

"Pour permettre une reprise durable au second semestre 2021, les pays de l'UE doivent s'engager dans un rythme qui vise à vacciner les populations à risque d'ici la mi-2021... Cela permettrait un assouplissement des restrictions sanitaires sans mettre en péril les systèmes de santé", estimaient les auteurs de l'étude.

Perte de confiance

Au-delà du coût économique, le retard au niveau de la vaccination pourrait entraîner une perte de confiance considérable dans le projet européen, ainsi qu'un risque notable de voir la polarisation et l'incertitude politique dans les états membres augmenter : "Le mécontentement politique risque de monter en flèche lorsque des pays tels qu'Israël, la Grande-Bretagne ou les États-Unis entreront dans une phase de croissance tirée par la consommation au cours du second semestre 2021".

Outre le vaccin, l'évolution de l'épidémie Covid-19 et des restrictions sanitaires qui en découlent coûtent très cher... Toujours selon Euler Hermes, chaque semaine supplémentaire de restrictions sanitaires peut-être évaluée à 0,4 de point de pourcentage de croissance de PIB trimestriel à l'UE.

La France est le pays européen pour lequel l'addition est la plus lourde : une semaine supplémentaire de restriction sanitaire coûte 3 milliards d'euros à l'économie française...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.