Vaccination : l'OMS épingle la lenteur de l'Europe

Vaccination : l'OMS épingle la lenteur de l'Europe©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 01 avril 2021 à 13h17

Seulement 10% de la population européenne a reçu une primo-injection, la proportion d'Européens ayant reçu le nombre total de doses prévu par vaccin n'atteignant que 4%.

Seulement 10% de la population européenne a reçu une primo-injection, la proportion d'Européens ayant reçu le nombre total de doses prévu par vaccin n'atteignant que 4%.

Emmanuel Macron a mis l'accent mercredi soir dans ses annonces sur la campagne de vaccination, confirmant que d'ici à la fin de l'été, tous les Français de plus de 18 ans qui le souhaitent pourront être vaccinés.

La vaccination sera élargie à tous les plus de 60 ans le 16 avril, puis étendue à tous les plus de50 ans le 15 mai. Elle sera ouverte aux moins de 50 ans à partir de la mi-juin. "Nous mettons tous les moyens pour vacciner, vacciner sans répit, sans jours fériés. Le samedi et le dimanche, comme la semaine", a assuré le chef de l'Etat.

Selon le décompte publié mercredi soir, plus de 8,5 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin en France et 2,9 millions une seconde dose.

Lenteur en France et en Europe

L'Europe a été plus lente que le Royaume-Uni et les Etats-Unis, non seulement dans les commandes de vaccins aux laboratoires l'an dernier mais aussi dans les procédures d'autorisation de ces produits. Et même après la validation par les régulateurs, le taux de vaccination est resté largement à la traîne de celui observé chez les Britanniques et les Américains.

Une lenteur dénoncée jeudi par le directeur régional pour l'Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), craignant que ces délais ne prolongent la pandémie alors que la circulation des variants s'accélère. Selon Hans Kluge, seulement 10% de la population européenne a reçu une primo-injection, la proportion d'Européens ayant reçu le nombre total de doses prévu par vaccin n'atteignant que 4%.

Lenteur "inacceptable"

"Le déploiement de ces vaccins se fait avec une lenteur inacceptable", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Nous devons accélérer le mouvement en intensifiant la fabrication, en réduisant les freins à l'administration des vaccins et en utilisant la moindre dose disponible, et ce, dès maintenant", a-t-il insisté.

Si le taux d'infection a baissé chez les plus de 80 ans - signe que la vaccination des seniors s'avère efficace - il continue de progresser dans toutes les autres tranches d'âge, le début poussif des campagnes de vaccination laissant les plus jeunes vulnérables à la contamination par le coronavirus.

Accélération cruciale

"L'accélération de la vaccination est cruciale", a plaidé Hans Kluge dans ce communiqué, d'autant plus que des variants inquiétants continuent de se propager, que les hôpitaux sont soumis à une pression croissante et que les fêtes religieuses des prochaines semaines (Pâques, Pessah et début du ramadan) vont entraîner des déplacements plus nombreux.

Au-delà d'un approvisionnement restreint, de tensions autour des exportations et des retards dans la livraison de certains vaccins, les inquiétudes autour du vaccin d'AstraZeneca, développé avec l'université d'Oxford, ont également freiné les campagnes de vaccination.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.