Vaccination : "On n'a pas été assez vite, assez fort", reconnaît Emmanuel Macron

Vaccination : "On n'a pas été assez vite, assez fort", reconnaît Emmanuel Macron
Macron télétravail

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 25 mars 2021 à 12h47

"Les Américains ont eu un mérite dès l'été 2020, ils ont dit: 'on met le paquet et on y va'. Et donc ils ont plus et ils ont eu plus d'ambition que nous", a admis le chef de l'Etat...

"Les Américains ont eu un mérite dès l'été 2020, ils ont dit: 'on met le paquet et on y va'. Et donc ils ont plus et ils ont eu plus d'ambition que nous", a admis le chef de l'Etat...

Un aveu d'échec ? A l'approche d'un sommet européen extraordinaire, jeudi et vendredi, consacré à la lutte contre le coronavirus et à la campagne vaccinale qui a pris du retard, Emmanuel Macron s'est exprimé au sujet des vaccins dans un entretien à la télévision grecque.

Interrogé pour la chaîne 'ERT' sur le démarrage poussif de la campagne de vaccination, le chef de l'Etat reconnaît qu'"on n'a pas été assez vite, assez fort là-dessus", estimant que les chefs d'Etat et de gouvernement européens n'ont pas anticipé que le développement des vaccins contre le coronavirus serait aussi rapide

"C'est tout à fait vrai et on a pensé que le vaccin mettrait du temps à décoller", a-t-il encore admis, rappelant que "tout le monde, les experts eux-mêmes d'ailleurs, disaient que jamais dans l'histoire de l'humanité, on a mis moins d'un an pour faire un vaccin".

Les Américains "ont eu plus d'ambition que nous"

"Et donc, on a sans doute moins rêvé aux étoiles que certains autres. Et je pense que ça doit être une leçon pour nous-mêmes. On a eu tort de manquer d'ambition, j'allais dire de folie, de dire : 'c'est possible et on y va'. On est trop rationnel peut-être", a-t-il poursuivi.

"Les Américains ont eu un mérite dès l'été 2020, ils ont dit : 'on met le paquet et on y va'. Et donc ils ont plus et ils ont eu plus d'ambition que nous. Et le quoi qu'il en coûte qu'on a appliqué pour les mesures d'accompagnement, eux l'ont appliqué pour les vaccins et la recherche", a souligné le président français.

Le coût du retard estimé à 123 milliards d'euros

Pour rappel, Emmanuel Macron a été critiqué pour la lenteur de la campagne de vaccination en France, qui a été ralentie par la bureaucratie et une défiance de la population à l'égard des vaccins.

Selon une étude d'Euler Hermes, ce retard sur l'objectif initial de vaccination ne sera pas sans conséquence pour l'économie. Les nouveaux calculs de la société d'assurance-crédit montrent désormais un retard de 7 semaines, contre 5 en février, ce qui coûterait 123 milliards d'euros aux économies des 27.

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