Vente en ligne: il y a du "choix" hors Amazon, selon Mahjoubi

Vente en ligne: il y a du "choix" hors Amazon, selon Mahjoubi
Le secrétaire d'Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi, le 21 février 2019 à Paris

AFP, publié le lundi 25 mars 2019 à 13h04

Les consommateurs ont "le choix" de recourir à Amazon ou à d'autres, a noté lundi le secrétaire d'Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi sur BFMTV/RMC, niant toutefois appeler au "boycott" face au refus du géant américain de signer une charte de bonne conduite.

Amazon, que des PME accusent de mauvaises pratiques, et qui représente 28% des ventes en ligne selon M. Mahjoubi, ne signera pas la charte promue par le secrétaire d'Etat, qui comporte des engagements sur les relations entre les plateformes et les TPE-PME, dont le recours à la médiation pour régler plus rapidement les litiges.

"Ce n'est pas un appel au boycott, mais je dis qu'on a le choix, il y a plein de plateformes d'e-commerce", a souligné le ministre.

"Alors que Leboncoin, Rakuten, Cdiscount, eBay, Fnac Darty, La Redoute, Mano mano et Conforama signeront cette charte mardi, Alibaba et surtout Amazon, qui est un acteur majeur, ont refusé au dernier moment de s'engager", a déploré M. Mahjoubi dans une interview au Parisien publiée lundi.

Depuis plusieurs mois, il met en avant certains problèmes que des entreprises rencontrent, comme des déréférencements (la disparition de l'offre de produits présentée sur ces plateformes), qui signifient des pertes de revenus soudaines, ou des changements de tarifs abrupts.

"Parfois, pour ces PME, quand on vend sur ces plateformes, on est face à un ogre, un monstre terrible qui ne répond même pas au téléphone!", s'est-il indigné sur BFMTV/RMC.

Les petites entreprises concernées s'étaient signalées sur un espace créé par le gouvernement fin octobre afin de recenser les difficultés rencontrées.

Amazon, "Ce n'est ni l'ennemi, ni l'ami, mais il ne faut pas être naÏf, il faut être capable de se mobiliser" a précisé celui qui a fait de la lutte contre la domination du web par quelques grandes sociétés l'un de ses chevaux de bataille.

Le secrétaire d'Etat ne veut pas attendre la mise en place d'un règlement européen qui va dans le même sens que sa charte mais "ne sera pas opérationnel avant 2020, s'il est voté", et compte donc lancer un observatoire des PME, ainsi qu'un plan d'e-commerce pour les aider à vendre en ligne. 

En décembre dernier, Amazon avait été assigné par Bercy devant le tribunal de commerce de Paris pour "déséquilibre significatif dans les relations commerciales" avec les entreprises qui vendent sur sa plateforme en France.

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