Vers des chèques pour les Français les plus "fragilisés" par la crise sanitaire ?

Vers des chèques pour les Français les plus "fragilisés" par la crise sanitaire ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 11 juin 2020 à 12h31

"Ouvert à toutes les solutions", le ministre de l'Economie Bruno Le Maire se dit favorable à la distribution de chèques pour soutenir les ménages modestes, mais a écarté une baisse de la TVA...

L'idée de chèques pour les plus fragiles va-t-elle se concrétiser ? Alors que certains Français "vont être très fragilisés" par la crise sanitaire, Bruno Le Maire s'est dit ouvert à la distribution de chèques permettant aux ménages modestes d'effectuer certaines dépenses supplémentaires.

"Ce n'est pas parce que je défends une politique de l'offre, de la compétitivité que pour autant je refuse les chèques pour les plus démunis... Au contraire je pense que ça peut être parfaitement complémentaire", s'est-il justifié sur 'LCI' ce jeudi.

Pour le ministre, qui avait déjà évoqué cette idée en début de semaine, il s'agirait d'un chèque d'aide "vers ceux qui ne peuvent pas partir en vacances", par exemple. "En cette période de crise, ce sont des choses qui sont légitimes", a-t-il estimé.

Vers un "chèque déconfinement" de 400 euros ?

Le week-end dernier, Stanislas Guerini, délégué général de La République En Marche (LaREM), avait détaillé son idée d'un "chèque déconfinement" qui s'élèverait à 400 euros, à destination des 10% des ménages les plus précaires. Il avait d'ailleurs affirmé que cette proposition était actuellement "en discussion" et représenterait "3 milliards d'euros de coût".

D'une manière générale, le ministre de l'Economie se dit "ouvert à toutes les solutions", qui permettrait d'aider les Français les plus "fragilisés" par la crise sanitaire. Il a notamment évoqué les personnes peu qualifiées ou celles qui perdent leur emploi. Pour rappel, dans le cadre du troisième volet du projet de loi de finances rectificative, le gouvernement avait annoncé que 45 milliards d'euros seront débloqués pour tenter de préserver l'emploi en France.

Pas de baisse de la TVA

Bruno Le Maire, qui table sur la suppression de 800.000 emplois ces prochains mois dans l'Hexagone, a également affirmé qu'il était favorable aux mesures d'aides à l'emploi, comme la prime pour le recrutement d'un apprenti. Début juin, la ministre du Travail Pénicaud avait en effet annoncé que les entreprises qui recruteront un apprenti du 1er juillet au 28 février 2021 bénéficieront d'une aide élargie à l'embauche de 8.000 euros pour les majeurs et 5.000 euros pour les mineurs.

En revanche, le ministre de l'Economie a rejeté toute mesure "très générale", telle qu'une baisse temporaire de la TVA. Cette idée a par ailleurs été retenue en Allemagne, qui a adopté un plan de relance de 130 milliards d'euros pour les années 2020 et 2021 destiné à soutenir la consommation...

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