Vers un "chèque déconfinement" de 400 euros pour les plus précaires ?

Vers un "chèque déconfinement" de 400 euros pour les plus précaires ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 08 juin 2020 à 12h22

Le délégué général de La République En Marche Stanislas Guerini propose une aide de 400 euros portant sur les 10% des ménages les plus précaires, qui "représenterait 3 milliards d'euros de coût"...

Une aide financière versée aux plus précaires pour les aider à surmonter la crise du Covid-19 ? Invité du 'Grand Jury Le Figaro, RTL, LCI' dimanche, le délégué général de La République En Marche (LaREM) Stanislas Guerini a donné des détails sur sa proposition d'un "chèque déconfinement" d'une valeur de 400 euros pour les foyers français les plus précaires.

"Pendant cette crise, un certain nombre de ménages ont souffert plus particulièrement parce qu'ils ne pouvaient plus travailler, faire d'heures supplémentaires, emmener leurs enfants à la cantine... Ils se sont retrouvés en grande difficulté", a-t-il expliqué.

Le député de la 3e circonscription de Paris, qui veut ainsi leur apporter "des réponses concrètes" avec ce "chèque déconfinement", a toutefois précisé qu'il fallait encore décider ses "contours avec l'exécutif".

"10% à 20% des ménages" en grande difficulté

Pour le député parisien, "il y a aujourd'hui deux sujets" : d'une part, "un certain nombre de ménages qui ont plutôt thésauriser", rappelant que "le niveau d'épargne a augmenté", et de l'autre, il y a "10% à 20% des ménages qui se trouvent en grande difficulté".

"Notre plan de relance devra tenir sur ses deux jambes, à la fois l'offre et la demande, pour aider les ménages les plus précaires", a également affirmé Stanislas Guerini.

Un coût estimé à 3 milliards d'euros

"J'ai estimé que si nous avions une aide de 400 euros qui porte sur les 10% des ménages les plus précaires, cela serait environ 3 milliards d'euros de coût. C'est à peu près un tiers de ce que les économistes estiment comme ayant coûté pour ces ménages pendant la période de confinement", a-t-il indiqué.

Pour rappel, l'Insee a estimé que la France ne tournait qu'à 80% de son niveau d'avant la crise sanitaire, à la fin du mois de mai. Le taux de chômage pourrait passer la barre des 10% à la fin de l'année, comme l'avait indiqué la ministre du Travail Muriel Pénicaud...

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