Vers un confinement en Île-de-France ?

Vers un confinement en Île-de-France ?
coronavirus foule

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 17 mars 2021 à 10h39

"Un confinement le week-end de l'Île-de-France ne suffit pas, il faut également faire quelque chose en semaine", a estimé Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

"Un confinement le week-end de l'Île-de-France ne suffit pas, il faut également faire quelque chose en semaine", a estimé Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Face à l'aggravation de la situation épidémique en Île-de-France, le Premier ministre Jean Castex semble vouloir préparer les esprits. Les tensions hospitalières et la propagation de nouveaux variants du virus plus contagieux obligent en effet le gouvernement à se poser la question d'un éventuel reconfinement de la capitale, véritable poumon économique du pays, et de sa banlieue.

"Le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne", a-t-il prévenu lors d'une interview accordée à 'BFMTV' mardi. "Nous constatons aujourd'hui que, malgré nos efforts collectifs, on est dans une situation préoccupante, critique... Très clairement, des mesures du type de celles utilisées dans les autres parties du territoire sont sur la table", a expliqué le chef du gouvernement, qui fait référence au Pas-de-Calais et aux Alpes-Maritimes, qui ont mis en place un confinement le week-end.

La région capitale devrait être fixée sur son sort ce mercredi, un an jour pour jour après le premier confinement, alors qu'un conseil de défense sanitaire doit se tenir à l'Elysée afin de décider d'éventuelles mesures de restrictions supplémentaires.

L'épidémie "n'est pas sous contrôle" en Île-de-France

"Le virus n'est pas sous contrôle, le taux d'incidence est supérieur à 400. Il y a autant de malades en réanimation aujourd'hui qu'il y en avait au pic de la deuxième vague. On est plutôt dans une phase d'accélération", a indiqué de son côté sur 'RTL' ce mercredi Martin Hirsch, directeur de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

"Fin mars, on pense, sans que la tendance s'accélère ou ne ralentisse - et elle ne se ralentira pas -, qu'on aura entre 1.700 et 2.100 patients" dans les services de réanimation franciliens", a-t-il poursuivi.

"Si je mets une semaine de plus, si je vais au 6 avril, là on passe entre 2.000 et 2.800 patients en réanimation. Alors 2.800 patients en réanimation, si vous avez de la mémoire, c'est exactement la chose qu'on a eu du mal à prendre en charge il y a un an, début avril l'année dernière", a-t-il expliqué. "D'ici 15 jours, les mesures qui seront annoncées aujourd'hui ou demain n'auront pas d'impact", a-t-il ajouté.

Un confinement le week-end, suffisant ?

Soulignant que ce n'est pas lui qui prenait les décisions, le directeur de l'AP-HP a évoqué deux scénarios pour Paris et sa région : "soit c'est confinement le week-end et il faut l'accompagner avec très grande vigilance pendant la semaine", en incitant chacun au télétravail, à se faire tester, à ne prendre aucun risque... Soit c'est un confinement plus large et dans ce cas-là il faut que ce soit respecté".

Pour Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, un confinement de la région le week-end ne serait pas suffisant pour faire baisser la circulation du virus. "Un confinement le week-end de l'Ile-de-France ne suffit pas, il faut également faire quelque chose en semaine", a-t-il estimé sur 'BFMTV'.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.