Wall Street clôture en baisse, craint des frappes militaires en Syrie

Wall Street clôture en baisse, craint des frappes militaires en Syrie
Wall Street a terminé en baisse mercredi, fragilisée par des tensions entre Washington et Moscou alors que les États-Unis menacent d'une action militaire en Syrie, un allié russe, après une attaque chimique présumée du régime ...

AFP, publié le mercredi 11 avril 2018 à 22h55

Wall Street a terminé en baisse mercredi, fragilisée par des tensions entre Washington et Moscou alors que les États-Unis menacent d'une action militaire en Syrie, un allié russe, après une attaque chimique présumée du régime de Damas.

Selon les résultats définitifs à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a lâché 0,90% à 24.189,45 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 0,36% à 7.069,03 points.

L'indice élargi S&P 500 a abandonné 0,55% à 2.642,19 points.

"Le marché semble coincé dans un environnement de risque entre la Syrie, les droits de douane sino-américains et les enquêtes touchant Donald Trump. Toutes ces informations créent beaucoup d'anxiété", a remarqué Nate Thooft de Manulife AM. 

Donald Trump a averti mercredi d'une riposte occidentale imminente au bombardement chimique présumé en Syrie, portant la tension avec Moscou à son sommet depuis le début de cette crise.

Il tient la Syrie et la Russie pour "responsables" de cette attaque, selon sa porte-parole.

Cet événement est le dernier épisode en date d'une série d'incertitudes liées à l'actuel locataire de la Maison Blanche.

"Il faut garder à l'esprit qu'il y a cinq ou dix ans toutes ces nouvelles combinées auraient été désastreuses pour les marchés. Malgré le recul (mercredi) les courtiers restent relativement sereins", a observé M. Thooft.

La décision du républicain Paul Ryan, le troisième personnage le plus important de la politique américaine, de ne pas briguer de nouveau mandat, a également influencé les indices, selon Ken Berman de Gorilla Trade.

- Saison des résultats -

La publication du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine a aussi semblé peser, la Fed s'étant montrée plus optimiste sur une hausse de l'inflation vers le cible de 2%, ce qui pourrait l'encourager à augmenter ses taux à un rythme plus rapide qu'anticipé.

De même que l'indice des prix à la consommation (CPI) qui s'est affiché en mars à 2,1% sur un an hors coûts de l'énergie et de l'alimentation.

La hausse des taux d'intérêt rend les coûts de financement plus élevés pour les entreprises.

Le marché obligataire progressait: le taux d'emprunt à 10 ans des États-Unis reculait à 2,781%, contre 2,801% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,993%, contre 3,021% la veille.

Parmi les valeurs du jour, Delta a reculé (-1,70% à 51,47 dollars) alors que la compagnie aérienne donnera officieusement jeudi le top départ de la saison des résultats du premier trimestre 2018 aux États-Unis.

General Electric a baissé (-0,61% à 12,97 dollars). Le groupe de recherche financière Cowen a conseillé dans une note d'"éviter" d'investir dans le groupe et abaissé sa prévision de cours de 15 dollars à 12 dollars.

Le groupe 21st Century Fox (Murdoch) a perdu 0,25% à 36,18 dollars. La chaîne américaine de télévision Fox a déclaré mardi coopérer avec l'Union européenne (UE) après que cette dernière a mené une inspection inopinée dans ses locaux londoniens sur des soupçons d'atteinte à la libre concurrence.

Facebook a avancé de 0,78% à 166,32 dollars au lendemain de sa meilleure séance depuis avril 2016. Après une audition de Mark Zuckerberg mardi au Sénat, le PDG du réseau social s'est à nouveau exprimé mercredi devant la chambre des Représentants.

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