Wall Street démarre en hausse, le secteur automobile souffle

Wall Street démarre en hausse, le secteur automobile souffle
Wall Street ouvre en hausse au lendemain d'un jour férié aux Etats-Unis, les courtiers profitant d'un apaisement des craintes de guerre commerciale avec l'Europe dans le secteur automobile

AFP, publié le jeudi 05 juillet 2018 à 16h44

Wall Street a ouvert en hausse jeudi au lendemain d'un jour férié aux Etats-Unis, les courtiers profitant d'un apaisement des craintes de guerre commerciale avec l'Europe dans le secteur automobile.

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average, indice vedette de Wall Street, gagnait 0,59%, à 24.317,79 points.

Le Nasdaq, à forte composante technologique, prenait 0,53%, à 7.542,45 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,51%, à 2.726,96 points.

La place new-yorkaise avait terminé en baisse mardi avant une fermeture mercredi, lors d'une séance aux faibles volumes écourtée par les célébrations de l'indépendance américaine: le Dow Jones avait perdu 0,54% et le Nasdaq 0,86%.

Angela Merkel s'est dite "prête" jeudi à envisager une baisse généralisée des taxes sur l'automobile afin de désamorcer le conflit commercial entre l'Union Européenne et Etats-Unis, à condition que "tous les pays" concernés soient impliqués.

Cette déclaration de la chancelière allemande est intervenue au lendemain de celle de l'ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne, Richard Grenell.

Ce proche du président, Donald Trump, a proposé aux représentants des constructeurs allemands BMW, Daimler et Volkswagen et de l'équipementier Continental que les Etats-Unis comme l'Europe lèvent leurs taxes actuelles sur les importations d'automobiles, plutôt que d'en imposer de nouvelles.

"Rien n'a été décidé pour l'instant mais la simple suggestion d'un accord suffit à créer une dynamique haussière" des marchés, a affirmé Patrick O'Hare, de Briefing.

Après ces prises de paroles, le secteur automobile européen respirait tout comme l'américain: General Motors (+1,46%), Ford (+0,86%) et Fiat Chrysler (+5,85%).

Toutefois, "l'inquiétude concernant le commerce mondial demeure", ont noté les analystes de Charles Schwab, alors que les Etats-Unis et la Chine doivent annoncer vendredi la mise en place de taxes punitives sur 34 milliards de biens importés dans chacun des deux pays.

- Limogeage -

La séance du jour sera marquée par la publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed), qui a abouti à une hausse des taux directeurs d'un quart de point et la modification, de trois à quatre, du nombre de hausses de taux attendues cette année.

Sur le front des indicateurs, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont progressé davantage que ne s'y attendaient les analystes et l'enquête mensuelle du cabinet ADP sur les embauches dans le secteur privé a fait apparaître une légère baisse en juin par rapport à mai.

Le marché obligataire évoluait près de l'équilibre: le rendement sur la dette américaine à 10 ans montait à 2,833%, contre 2,831% mardi soir, et celui à 30 ans reculait à 2,957%, contre 2,959% à la précédente clôture.

Parmi les valeurs du jour, le constructeur aéronautique américain Boeing (+0,26% à 333,79 dollars) va s'emparer de la totalité des activités civiles de l'avionneur brésilien Embraer pour 3,8 milliards de dollars, une opération qui lui permettra de concurrencer son rival européen Airbus dans le segment des avions régionaux.

General Electric perdait 1,53% à 13,17 dollars alors que le PDG du groupe américain en Amérique Latine, Daurio Speranzini Junior, a été arrêté mercredi au Brésil, dans le cadre d'une enquête sur la participation de plusieurs multinationales à des fraudes sur les appels d'offre du système de santé de Rio de Janeiro.

La société a toutefois affirmé dans un communiqué que les accusations qui pèsent contre M. Speranzini sont liées "à la période lors de laquelle il était à la tête d'une autre entreprise".

La chaîne de librairies Barnes and Noble perdait 1,28% à 5,78 dollars après l'annonce mardi soir du limogeage de son PDG, Demos Parneros, pour "violation de la politique de l'entreprise", sans plus de précisions. Il ne recevra aucune indemnité de départ, a précisé le groupe dans un communiqué.

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