Wall Street, fragilisée par les semi-conducteurs, ouvre en baisse

Wall Street, fragilisée par les semi-conducteurs, ouvre en baisse
Les traders à la bourse de New York le 14 novembre 2018

AFP, publié le vendredi 16 novembre 2018 à 16h55

La Bourse de New York évoluait dans le rouge à l'ouverture vendredi, lestée par le secteur des semi-conducteurs après des résultats d'entreprises décevants, tout en surveillant les remous autour du Brexit.

Vers 15H10 GMT, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, était quasiment stable, lâchant 0,35 point à 25.288,92 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,45%, à 7.226,10 points.

L'indice élargi S&P 500 perdait 0,15%, à 2.726,06 points.

Wall Street avait terminé en hausse jeudi, bénéficiant du rebond des cours du pétrole ainsi que d'Apple, dans un contexte d'optimisme quant à une prochaine résolution de la guerre commerciale sino-américaine: le Dow Jones Industrial Average avait gagné 0,83% et le Nasdaq 1,72%.

Vendredi, la place new-yorkaise était fragilisée par la chute des groupes fournissant des semi-conducteurs Nvidia (-17,52%) et Applied Materials (-4,60%), dont les prévisions ont particulièrement déçu. 

Ils entraînaient dans leur sillage d'autres entreprises du secteur comme Micron Technology (-2,61%) et AMD (-4,38%). 

"Les raisons? Un ralentissement plus marqué de la conjoncture chinoise, ajouté à un surcroît de pression administrative dans le pays et aux tensions commerciales entre Pékin et Washington, contrarie les objectifs immédiats", ont avancé les analystes de Mirabaud Securities Genève. 

"L'ombre d'un possible point d'inflexion, conduisant à une surproduction de semi-conducteurs dans le monde, et une baisse des investissements pénalisant d'abord les équipementiers, plane aussi fortement sur le secteur", ont-ils ajouté.

Mais de façon plus générale, les prévisions décevantes de Nvidia et AMD renforcent les inquiétudes des investisseurs sur la croissance à venir, selon Patrick O'Hare de Briefing.

Le marché "remet du coup en question les perspectives sur la croissance des bénéfices et sa disposition à payer cher pour des bénéfices désormais moins assurés", a-t-il relevé.

Les résultats des chaînes de magasins Nordstrom (-11,75%) et William-Sonoma (-9,45%) étaient aussi reçus fraîchement. 

- Facebook se défend -

Le groupe de médias Viacom, propriétaire des chaînes de télévision MTV, Comedy Central et Nickelodeon, reculait pour sa part de 0,42% après avoir pourtant annoncé des résultats trimestriels et annuels meilleurs que prévu.

Les investisseurs gardent par ailleurs un oeil sur le Royaume-Uni, où la Première ministre Theresa May continuait vendredi à défendre le projet d'accord sur le Brexit. Si le pays devait sortir de l'Union européenne sans accord, cela pourrait ébranler l'ensemble de l'industrie financière dont Londres est un point névralgique.

Sur le marché obligataire, le taux de la dette à 10 ans baissait à 3,087%, contre 3,110% jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,355%, contre 3,359% à la précédente clôture.

Parmi les autres valeurs du jour, Facebook perdait 2,94% alors que Mark Zuckerberg a été forcé jeudi de monter au créneau pour défendre son entreprise, empêtrée dans une nouvelle polémique déclenchée par une enquête du New York Times qui accuse le premier réseau social au monde d'avoir orchestré une campagne de dénigrement contre ses détracteurs.

Le fournisseur d'énergie Pacific Gas and Electric Company (PG&E) rebondissait de 38,39%. Son action avait dégringolé au cours des dernières séances alors que sa responsabilité dans l'incendie qui a ravagé la ville de Paradise en Californie était évoquée.

Mais le président de la Commission chargée des services publics en Californie a dans une interview à Bloomberg assuré qu'il n'imaginait pas que cet acteur clé puisse faire faillite, sachant qu'il risque de se voir réclamer des dommages et intérêts très importants. 

Nasdaq

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