Wall Street hésite après des chiffres en demi-teinte sur le chômage

Wall Street hésite après des chiffres en demi-teinte sur le chômage
Des drapeaux flottent devant le New York Stock Exchange (NYSE) à Wall Street, le 3 août 2020

AFP, publié le jeudi 20 août 2020 à 16h25

La Bourse de New York hésitait sur la direction à suivre jeudi peu après une ouverture dans le rouge, avec des chiffres moins bons que prévu sur le chômage américain.  

Vers 14H10 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,20% à 27.637,26 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,22% à 11.170,43 points après avoir débuté en baisse. 

L'indice élargi S&P 500 perdait 0,13% à 3.370,58 points.

Wall Street avait terminé en baisse mercredi, reprenant son souffle au lendemain de nouveaux records alors que la Banque centrale américaine (Fed) s'est, dans un document, montrée particulièrement prudente sur la santé de l'économie des Etats-Unis: le Dow Jones avait reculé de 0,56% et le Nasdaq de 0,57%.

La Fed a notamment estimé que "la crise sanitaire en cours pèsera lourdement à court terme sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation". 

"Après s'être replié en fin de journée mercredi face au ton prudent du compte-rendu de la réunion de politique monétaire de la Fed, le marché des actions poursuit sur cette même tendance" jeudi, estiment les analystes de Charles Schwab. 

Il digère aussi l'annonce par le département du Travail d'un rebond des inscriptions hebdomadaires au chômage la semaine passée aux Etats-Unis, qui sont repassées au-dessus de la barre du million.

Au total, 14,8 millions de personnes touchaient une indemnité chômage au cours de la semaine du 2 au 8 août, les données étant publiées avec une semaine de décalage.

Ces statistiques reflètent la persistance d'un chômage élevé aux Etats-Unis alors même que les chômeurs font face depuis le début du mois d'août à la perte d'une aide cruciale de 600 dollars par semaine, qui avait été adoptée fin mars par l'administration Trump et le Congrès dans le cadre du gigantesque plan de relance de l'économie.

La Maison Blanche et les élus démocrates du Congrès sont d'accord pour la prolonger, mais ne parviennent pas à s'entendre sur le montant.

- Discussions entre Pékin et Washington -

Les marchés gardent aussi un oeil sur l'évolution de la pandémie, qui semble reprendre de la vigueur dans certaines régions du monde avec par exemple une hausse des cas en Allemagne et en France.

Ils surveillent également toute évolution sur le front commercial alors que le ministère chinois du Commerce a affirmé jeudi que Pékin et Washington avaient décidé de s'appeler "sous peu", sans toutefois préciser quelle serait la nature ni l'ordre du jour de cette conversation.

Le groupe de cosmétiques Estée Lauder chutait de 7,14% après avoir fait part de pertes importantes au deuxième trimestre en raison de la chute de la fréquentation de ses magasins pendant la pandémie. 

Le groupe a annoncé la suppression de 1.500 à 2.000 postes ainsi que d'autres mesures d'économies.

Le fabricant de semi-conducteurs Nvidia s'appréciait de 1,00% après avoir dévoilé un chiffre d'affaires en hausse de 50% sur un an et des bénéfices supérieurs aux attentes. 

Intel, qui a annoncé l'accélération d'un programme de rachat d'actions devant s'élever au total à 10 milliards de dollars, prenait 2,22%.

American Airlines reculait de 1,74%. La compagnie aérienne a annoncé qu'elle allait cesser de desservir à partir d'octobre 15 petits aéroports où la fréquentation a baissé avec la pandémie. 

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait fortement à 0,6396% contre 0,6801% mercredi soir.

Nasdaq

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