Wall Street monte à l'ouverture, rassurée sur la santé de Trump

Wall Street monte à l'ouverture, rassurée sur la santé de Trump
La Bourse de New York montait lundi en début de séance, se montrant plus optimiste sur l'état de santé de Donald Trump et espérant des avancées dans les négociations sur un nouveau plan d'aide économique au Congrès

AFP, publié le lundi 05 octobre 2020 à 16h20

La Bourse de New York montait lundi en début de séance, se montrant plus optimiste sur l'état de santé de Donald Trump et espérant des avancées dans les négociations sur un nouveau plan d'aide économique au Congrès.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average montait de 0,80% à 27.903,30 points vers 13H55 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 1,17% à 11.204,70 points.

L'indice élargi S&P 500 prenait 0,86% à 3.377,20 points.

Wall Street était tombée dans le rouge vendredi après l'annonce de la contamination du président américain par le coronavirus: le Dow Jones avait lâché 0,48% et le Nasdaq avait chuté de 2,22%.

Hospitalisé depuis vendredi soir à l'hôpital militaire de Walter Reed, le président américain pourrait sortir dans la journée de lundi, selon ses médecins.

Une décision sera prise "plus tard dans la journée", a indiqué lundi matin son chef de cabinet Mark Meadows.

Un peu en retrait sur les réseaux sociaux depuis son test positif au Covid-19, M. Trump a retrouvé lundi matin un rythme très soutenu sur Twitter, se félicitant notamment du niveau élevé de Wall Street.

"Après des +briefings+ déroutants" sur la santé du locataire de la Maison Blanche au cours du week-end, "le président Trump semble se rétablir, même si ses médecins et lui-même ont averti qu'il n'était pas encore tiré d'affaire", a relevé Christopher Low de FTN Financial.

"Il reste à voir si la maladie du président, son incapacité à faire campagne pendant plusieurs jours et l'imprudence apparente dans la prévention du Covid-19 à la Maison Blanche auront des conséquences électorales", a-t-il ajouté. 

"Même si cela fait augmenter l'incertitude avant les élections, le marché boursier est un baromètre de l'économie, pas de la politique", a souligné de son côté Sam Stovall du cabinet CFRA. "L'histoire montre que la plupart des chocs provoqués par l'état de santé d'un président ont généralement été bien encaissés par le marché", a-t-il ajouté.

"La mort des présidents Harding, Roosevelt et Kennedy, ainsi que d'autres surprises médicales, ont entraîné des baisses de 3% ou moins qui n'ont duré que quelques jours", a souligné le spécialiste, observateur de longue date de Wall Street. "Seuls la crise cardiaque de Dwight Eisenhower en 1955 et son diagnostic de la maladie de Crohn en 1956 ont été accueillis par des baisses de plus de 5% qui ont duré plusieurs mois", a-t-il ajouté.

Les acteurs du marché espéraient également des progrès autour de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine malgré le refus vendredi des républicains au Congrès d'adopter un plan d'aide au secteur aérien.

"Le sujet le plus important pour le prix des actions américaines reste l'évolution des discussions sur davantage de soutien budgétaire", rappelle Nicholas Colas de DataTrek.

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